Partagez | 
 

 Be yourself everyone else is already taken • Shia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Yu Shen

wizard
insane but in a good way

avatar

- the deathly hallows -
Accio profil



Sam 7 Mai - 21:31

Mai était finalement arrivée à Meihua, apportant avec lui les premiers signes de l’été qui ne commencerai véritablement qu'au cours du mois suivant. Mais on sentait cependant l’atmosphère se réchauffer sous les rayons brulant, ce qui ravisait la plupart des élèves qui en profitaient ainsi pour passer leur après midi à l’extérieur, pour s’amuser ou réviser, ignorant les brises taquines et fraiches qui venaient jouer avec les pétales et les feuilles de cours, donnant une amicale chair de poule aux plus téméraires qui avaient prit le parti de sortir sans veste.

De la fenêtre de la bibliothèque, une paire d’iris sombres et alerte contemplait pensivement les étudiants étendue sur l’herbe vert tendre, souriant au soleil, comme si la synthèse de vitamine D suffisait au bonheur. Un sourire cynique étira ses lèvres, avant de se changer en une moue désabusée. En voilà une solution pour tout les miséreux de la terre ! Le soleil ! Un soupire s’échappa de ses lèvres. Si tout pouvait être aussi simple, alors tout irait sans doute pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

La chinoise ferma le livre qu’elle venait de terminer, sans prendre la peine de dissimuler son air déçu. Elle avait été attirée par a couverture vendeuse de l’ouvrage, où une sorcière occidentale, dont l’énorme chapeau  tenait tout juste en équilibre sur son énorme masse capillaire, promettait avec un clin d’œil, que le livre recelait toutes les potions de soins in-dis-pen-sa-bles pour médicomages débutant. Mais mis à part un élixir pour faire disparaître les boutons, un breuvage contre les verrues, et autres recettes de grand-mères, il n’y avait guère que l’équivalent d’une décoction d’écorce de saule d’intéressante. Après un nouveau soupir, elle se leva de la place près de la fenêtre qu’elle occupait régulièrement pour aller ranger son livre, ignorant délibérément l’adolescent qui la fixait depuis une bonne demi-heure, faisant semblant d’être passionné par sa lecture lorsqu’elle tournait la tête vers lui.  Nerveuse et paranoïaque comme elle l’était, une telle attention la gênait facilement, mais il avait l’air si timide et inoffensif qu’elle avait laissé passer, et qu’il n’aurait pas le cran d’aller plus loin. C’était le plus important.

Shen sorti finalement de la bibliothèque, les jambes légèrement ankylosées par l’immobilité, et hésita un instant. Elle n’avait aucune envie de retourner à la salle commune. À cette heure, les chances qu’elle soit vide étaient nombreuses, mais par ce temps, il en était sans doute de même pour la salle d’entrainement, et faire un footing à cette heure de la journée ne la tentait absolument pas, mais par dessus tout, elle ne voulait pas aller dehors, même pour profiter du beau temps. Shen haïssait la chaleur presque autant de la foule, et l’ébauche des deux seraient sans doute présente dès qu’on passait les portes du hall d’entrée.
A deux doigts de retourner à la bibliothèque, un détail, ou plutôt un son, attira cependant son attention. Une bande de gars, un peu plus âgés qu’elle, riant fort et grassement, montait les escaliers d’un pas trainant.
« En voilà qui aurait mieux fait d’aller synthétiser de la vitamine D » pensa la sixième année en s’apprêtant a pénétrer à nouveau dans le temps du savoir qu’elle venait de quitter, avant de s’immobiliser brusquement, ses prunelles obsidienne sur l’un des membres du groupe.
Ou justement pas.

Nettement plus petit que le bande de loubard au cerveau potentiellement détérioré qui l’entourait, il marchait en trébuchant sur sa cape bien trop longue pour lui, poussé dans le dos par l’un des gars qui l’entouraient, avec la délicatesse d’un ours enragé, si bien qu’il manqua de s’étaler au moins trois fois sur les trois douzaines de marches qu’elle l’avait vu monter. Un première année sans le moindre doute, pris pour cible par une bande de gorilles au QI déficient qui n’avaient pas trouvé mieux pour prouver leur force.

Elle eue une seconde d’hésitation, mais l’ennuie la décida.
Attendant qu’ils aient disparut à l’étage supérieur, elle se dirigea d’un pas lent et alerte vers les escaliers. Pas la peine de se presser, ces mâles en rut en mal de reconnaissances parlaient si fort qu’elle n’aurait pas de mal à les retrouver. Et même si ils n’étaient plus a porté d’audition, Shen avait l’impression de pouvoir suivre les yeux fermé le parfum de stupidité crasse, mêlé à de la testostérone éventé qu’ils laissaient dans leur sillage.

Aller au secours des premières années en détresses, tout comme jouer les justicières était loin d’être ses passes temps favoris. Au contraire. Mais l’éducation de ses parents lui interdisait de laisser une personne se faire maltraité gratuitement, d’autant plus qu’elle était techniquement son ainé. Et puis, elle n’avait rien d’autre à faire.

Ils ne s’arrêtèrent pas au deuxième étages et continuèrent à pousser le pauvre première année vers le haut. « Le toit ? » tenta de deviner la poursuiveuse, dissimulée dans le renfoncement de l’escalier, au cas où l’un d’entre eux aurait pensé à se retourner pour voir si ils étaient suivit. Leur arrivé au troisième palier sembla donner du courage au jeune garçon, qui tenta de s’échapper, probablement vers son dortoir. L’effet de surprise aurait du lui assurer une avance suffisante… si sa cape trop longue ne s’en était mêlée. S’empêtrant les pieds dans l’étoffe, il s’étala par terre, rapidement  entouré par ses agresseurs qui s’apprêtaient à le rouer de coup lorsqu’une voix retentie.

Droite, forte et spontanée, la voix résonna dans le couloir comme le rugissement d’un lion. Encore dissimulée dans les escaliers, s’apprêtant à intervenir, Shen retint son geste au dernier moment, lorsqu’une jeune fille à l’allure sportive et décidée s’avança jusqu’à s’interposer entre le gamin, -qui en profita pour s’enfuir, le pleutre !- et la bande de mufles en colère.
La Lanhua se redressa légèrement, familière de ce visage, dont la franchise et la résolution ne ternissait en aucun cas la beauté lumineuse. Mais l’égo blessé des huitièmes années qu’elle venait d’interrompre dans leur pathétique démonstration de force, n’était guère en état de penser à autre chose qu’à la vengeance.

Ils la poussèrent contre un mur, et la colère de Shen commença à monter. Que des abrutis s’en prennent aux plus jeunes pour montrer leur supériorité –hypothétique-, passe encore, mais qu’il s’en prenne à la personne qui les a finalement empêcher de s’illustrer définitivement dans la catégorie des balourds sans cervelle, c’était trop. Surtout à cinq contre un.

Les yeux de Shen se plissèrent jusqu’à n’être plus que deux fentes. Elle avait déjà du mal avec les pseudo mâles de seconde zone, dont l’égo surdimensionné cachait mal leur besoin de reconnaissance. Mais lorsque ceux qui combinaient stupidité et lâcheté, surtout dans une situation aussi injuste, Shen avait juste envie de laisser tomber sa prudence et sa retenue pour aller s’entrainer au football avec leur virilité. Pas spécialement violente, si elle avait pratiqué les arts martiaux toutes ces années, ce n’était pas uniquement pour la beauté du mouvement. Il se cachait également en elle des pulsions d’agressivité, qui sortait surtout dans ces moments là.


Comme si elle l’avait entendue, la courageuse justicière fit virevolter sa jambe avec souplesse. Reculant de surprise, l’un d’entre eux ne fut néanmoins pas suffisamment rapide, et reçu le talon en plein dans l’estomac. Shen quand à elle, ne chercha même pas à dissimuler le sourire admiratif  qui étirait ses lèvres, et sorti progressivement de sa cachette, mettant enfin un nom sur le visage de la courageuse jeune fille : Mei Jia, une Mudan, qui faisait plus qu’honneur à sa maison, d’autant plus que ça n’était pas la première fois que Shen était témoin de ses actions d’éclats. Il lui était d’ailleurs déjà arrivé, non pas de l’aider, la Mudan n’était pas du genre à en avoir vraiment besoin, mais plutôt à faire tourner les choses en sa faveur… C’était plus juste et plus amusant.
Profitant de cette occasion, la dénommée Mei Jia –pas folle la petite- décida qu’il était plus sage de ne pas face à cette belle broche de messieurs, car tout sorciers de secondes zones qu’ils étaient, ils étaient sans aucun doute des balourds du type « frapper d’abord, penser ensuite » de toute première catégorie.


Sa foulée vive et légère de biche sauvage aurait du lui assurer une avance suffisante, malgré la rage qui aveuglait les cinq bonhommes qui la coursaient dans le large couloir, mais se trompant d’embranchement au niveau de l’une des salles de bains qui subsistaient encore ça et là à Meihua, Jia finit face à un cul-de-sac, coincé par cinq huitièmes années en colère.

Shen décida que s’en était assez. Sortant sa baguette, et avisant le lavabo qui était visible par la porte ouverte de la salle de main, a moitié cachée derrière une statue, elle murmura d’un ton froid et décidé : « Expulso ! »

Le robinet explosa dans un grand bruit. L’eau glacée jaillit avec force,  inondant la salle de bain, et aspergeant deux des sorciers les plus proches de la porte. Le bruit avait attiré de nombreux élèves qui sortaient des salles, qui commençaient à s’avancer et à murmurer entre eux.
Face à cette foule de témoins, les cinq loubards perdirent de leur superbe, et commencèrent à reculer, mais c’est l’intervention d’une jeune coréenne aux cheveux mauve qui les fit prendre la fuite.
« Faudrait peut être appeler un professeur ? » demanda-t-elle à Shen, qui était sortie de l’ombre de la statue en même temps que les autres élèves, d’un air inquiet, tandis qu'elle suivait les cinq idiots de son regard sombre, un sourire moqueur et méprisant sur les lèvres.

«  Pas la peine, je vais m’en occuper. » Déclara-t-elle en sortant sa baguette d’un replis de son pull. La distraction n’ayant plus lieu d’être, les jeunes sorciers retournèrent à leurs occupations d’un pas lent, déçus que la situation ne prenne pas plus d’ampleur afin de pouvoir commérer un peu. La sorcière à la chevelure lilas la remercia d’un sourire avant de se diriger vers la salle d’entrainement.

S’avançant dans le couloir mouillé jusqu’à l’intérieur de la salle de bain qui ressemblait de plus en plus à une petite piscine, la chinoise leva sa baguette en direction du lavabo en lançant un Reparo  d’un ton assuré. L’innocent robinet qui avait fait effet de dommage collatéral retrouva son aspect initial, légèrement chromé en prime, comme remerciement spécial de sa malicieuse baguette, qui s’occupa ensuite du sol couvert d’eau grâce un Récuvite efficace, qui le laissa aussi propre qu’un miroir.


« Une bonne chose de faite ! » Pensa la jeune fille, regrettant cependant de n’avoir pu lancer l’un de ces deux sorts à cette bande de chimpanzés en attente d’une greffe de cerveau. Ça ne leur aurait pas fait de mal !


TRUTH HURTS, BECAUSE TRUTH IS REAL
Ever tried. Ever failed. No matter. Try Again.
Fail again. Fail better.
Samuel Beckett
©️ Quiet Riot
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mei Jia

wizard
insane but in a good way

avatar

- the deathly hallows -
Accio profil



Lun 16 Mai - 22:09



shen x jia
« Be yourself, everyone else is already taken »


Il y avait de ces jours, où on se demandait pourquoi certains se trouvaient en ces lieux. Pourquoi pareils idiots avaient le droit d’utiliser la magie, si c’était à des fins si sombres… Avoir des pouvoirs, c’était un don, un avantage. Quelque chose d’extraordinaire que je ne cesserais d’admirer, et dont je serais toujours reconnaissante, que ce soit envers mère nature ou dieu sait qui. Mais lorsque je voyais comment certains l’utilisaient pour blesser les autres… Je ne pouvais juste rester là à les regarder. N’avaient-ils aucune honte à agir pareillement ? Ne s’étaient-ils jamais mis à la place de la victime ? Ou la réflexion était-elle trop difficile pour leurs cervelles abruties par leurs méfaits ? Je ne le savais. Et je ne cherchais pas non plus vraiment à le savoir. Parce qu’il fallait se l’avouer, certains étaient de vraies causes perdues. Cela ne voulait cependant pas dire qu’il fallait les laisser faire. J’en aurais été bien incapable à dire vrai. Voir quelqu’un être maltraité était pour moi un supplice. Je n’avais jamais pu me résoudre à regarder sans rien faire dans le monde moldu. Ça n’avait pas changé ici, bien que mes moyens soient plus limités. Avant, je me servais de mes poings, et de mon agilité. Désormais, je devais le faire avec plus d'ingéniosité. Et utiliser la magie en dernier recours.

La journée avait été des plus ordinaires. Le matin même, Sunan avait essayé de m’empêcher d’aller en cours, mais j’avais réussi à lui échapper. Que monsieur sèche était une chose, moi, je ne pouvais me le permettre trop souvent. Et si je savais que je ne pouvais compter sur Suyeol pour le traîner jusqu’en cours, j’espérais qu’Eunji le fasse de temps à autre. Mais là non plus, je ne rêvais pas trop… L’hybride était ce qu’il était. Une tête dure comme du béton. Et d’un coté, c’était aussi pour ça que je l’aimais cet idiot. Puis les cours s’étaient enchaînés sans vraiment de répit, et désormais, je soufflais un peu. Accoudée à une fenêtre, le visage baigné par le soleil de fin d’après-midi, je laissais mon regard dériver sur les passants tandis qu’une légère brise venait s’amuser à faire danser mes mèches de cheveux brunes. Le calme régnait en maître, et ça me faisait un bien fou. Avant qu’il ne soit détruit par une bande d’abrutis aux rires insupportables. Tournant vivement la tête, je reconnaissais ces voix appartenant à des juhua de huitième année. Toujours les mêmes, ça valait de soit… On pouvait toujours courir pour que la grâce divine les frappe un jour ceux la ! Me dirigeant vers leurs voix portantes, en alerte, je débouchais dans les escaliers, au moment où ils allaient rouer de coups un pauvre première année. Écarquillant les yeux, mon corps fut plus rapide que mon cerveau et les repoussa tandis qu’un ”NON !” haut et fort s’échappait de mes lèvres. Le regard dur, je les toisais, ne remarquant même pas que leur cible en avait profité pour s’enfuir, avant d’être sauvagement plaquée au mur. Ma tête heurta violemment ce dernier, et je laissais échapper un gémissement. Mais loin de m’avouer vaincue, mon corps répondit en leur faisant manger un coup de pied circulaire. J’en touchais un, je faisais reculer les autres et… Je prenais la fuite. Sage décision.

Sortant de la cage d’escalier à toute allure, je réfléchissais à peine et m’engouffrais dans divers couloirs dans le but de les semer. Mais force fut de constater que la chance n’était pas avec moi, puisque je me retrouvais bien vite prise dans un cul de sac. Leur faisant de nouveau face, dans une ancienne salle de bain, je me concentrais, prête à esquiver le moindre coup ou sort, sur la défensive. Ils avaient beau avoir le double d’années de pratique de la magie que moi, il était hors de question que je me démonte et les implore. Je n’eus cependant pas le besoin de les affronter, puisqu’un robinet explosa d’un seul coup, faisant sortir les étudiants alentours de leur bulle. S’agglutinant sur la scène du crime, les gaillards perdirent de leur superbe avant de partir au plus vite, la queue entre les jambes. Un sourire cynique sur les lèvres, je les regardais détaller comme des lapins, amusée de la tournure qu’avaient prit les événements. Puis mon regard accrocha la silhouette d’une de mes aînés, que je devinais être chez les lanhua. Je la regardais réparer les dégâts causés silencieusement, admirant l’agilité et la dextérité avec laquelle elle usait de la magie avant de m’approcher furtivement. ”Le robinet, c’était toi, n’est ce pas ?” Je la détaillais un moment, admirant sa beauté froide, avant de lui sourire chaleureusement, comme à mon habitude. ”Merci, grâce à toi, je m’en sors indemne !” J’avais toujours réussi à m’en sortir. Mais il fallait dire que la plupart du temps, c’était avec plus d’une égratignure. Et si avant ça ne me dérangeait pas, désormais… J’essayais de prendre un peu plus soin de moi. Histoire que Yu Feng n’ait plus à revoir mes bras couverts de bleus. J’avais eu tellement honte ce jour la… Et en même temps, j’avais été tellement heureuse. Notre première rencontre. Ou du moins, la première fois que lui me voyait. Me parlait. Je secouais vivement la tête, me sortant ces pensées de l’esprit, commençant déjà à virer au rouge pivoine, avant de me recentrer sur la situation présente. ”Je suis Mei Jia, étudiante en quatrième année chez les mudan à temps partiels, justicière à temps plein !” commençais-je sur le ton de la plaisanterie. Mon sourire se fit plus grand encore, mangeant mon minois rayonnant de sincérité tandis que je lui tendais une main, ravie de faire connaissance. ”Mais dis moi, on ne se serait pas déjà croisées ?” Il était tout à fait possible que je l’ai croisé au détour d’un couloir, mais… Bizarrement, son visage semblait s’être gravé dans ma rétine, comme s’il était apparu devant moi plusieurs fois ces derniers temps. Un cours en commun ? Impossible, elle était mon aînée. Étrange...





"you're so good, you make me crazy"
Neol cheoeum bon sungan Holic ! Neukkimi wasseo. O,seuljjeok humchyeoboge dwae. Mal hanmadie kkulkkeok mallaoneun ipsul. Meomchwojin nae simjange Get you cupid chu ! Hwasareul danggyeo geochimeopsi Shoot it out ! ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Yu Shen

wizard
insane but in a good way

avatar

- the deathly hallows -
Accio profil



Sam 21 Mai - 23:04





Be yourself everyone else is already taken

L’eau nettoyait tout. Puissance naturelle que peu de chose parvenait a égaler, qui par son simple déplacement rythmait la vie de millions de personnes dans le monde, était à l’origine de la vie sur notre petite planète, et pouvait créer d’irrémédiable dégâts sur terre, que les hommes et leurs petites mains mettaient parfois jusqu’à des années à réparer. Finalement, l’eau rappelait à l’homme sa place dans ce qu’était le monde dans sa globalité, et que, tout sorcier, moldu, ou autre espèce qu’il soit, il n’était pas un dieu.
Et encore une fois, l’élément liquide avait fait son œuvre, chassant la bande d’idiots qui polluait l’air printanier qui s’infiltrait par les fenêtres de Meihua, et leur rappelant que leur rang d’ainé ne les autorisait pas à malmener les plus jeunes. Comme on pouvait s’y attendre de la jeune femme, cette petite réflexion fit naitre sur ses lèvres un léger sourire sarcastique.

Les iris obsidiennes de la jeune femme balayèrent rapidement l’ancienne salle de bain. Loin d’être abandonnée, celles-ci servaient encore de temps en temps, plus pour leurs lavabos et leurs toilettes que pour les douches,  mais elles étaient finalement loin d’être laissée à l’abandon par les fidèles elfes de maisons qui travaillaient dans l’ombre des mur de l’école de magie. Un léger soupir de soulagement passa la barrière de ses lèvres, elle ne s’était pas encore habituée à la présence de ses petites créatures, dont l’aspect chétif contrastait avec la loyauté sans limite, et faisait toujours en sorte de leur laisser le moins de travail possible. Mais c’était aussi dans son caractère : Shen refusait presque systématiquement la voie de la facilité pour se concentrer sur celle qui la ferai le plus durement travailler. Idiot ? Sûrement aux yeux de beaucoup, mais cette obsession de toujours vouloir faire les choses par elle même faisait sans doute aussi parti de son charme.


La voix de la jeune fille la tira de ses pensées, et, se détournant de la pièce carrelée, Shen lui fit face. Si elle ne souriait pas, son visage bien dessiné était cependant plus ouvert que d’ordinaire, et l’on pouvait discerner dans ses prunelles sombre un mélange d’une affection presque instinctive que lui inspirait sa jeune et courageuse camarade, de bienveillance et d’admiration. C’était peut être étrange de le définir ainsi, car la chinoise savait que quoi qu’il arrivait, elle n’agirait sans doute jamais comme l’avait fait la mudan, s’impliquer lui était trop peu naturel, et bien qu’elle sache toujours rester stoïque et rationnelle, la jeune femme n’avait jamais été très à l’aise dans le relations humaines. Sans doute un mélange de timidité trop bien refoulé, d’une trop faible expérience en la matière, et de son naturel plutôt réservée, voir introvertie.

« N’importe qui aurait pu le réparer, répondit la sixième année en haussant les épaules d’un air négligeant, éludant volontairement la question sans en avoir l’air, indiquant vaguement le robinet chromé de sa baguette avant de la ranger dans sa manche, en profitant pour détourner légèrement le regard, comme si elle craignait que les iris vifs de l’adolescente réussissent à lire en elle.
Shen écarta le remerciement d’un geste de la main, ce n’était pas grand chose. Finalement, elle n’avait fait que réparer le lavabo et de nettoyer la salle de bain ; trouver un moyen de s’interrompre la pitoyable scène d’intimidation qui avait eu lieu était quelque chose que n’importe qui aurait du faire. Et pour sa couardise, Shen pensait sincèrement que le première année qui s’était enfuit sans demander son reste, et surtout sans prévenir personne pour venir aider sa sauveuse, n’avait pas mérité d’être aidé. Mais bon, ce qui était fait était fait, et après tout ce n’était pas elle qui l’avait aidé, elle n’avait pas à avoir d’avis dessus.


Comme la poursuiveuse le soupçonnait, la courageuse jeune femme était bien Mei Jia, l’une de ses cadettes de chez les mudans. Cependant, la sang de bourbe n’avait pas vraiment prévue que cette dernière tente sa main vers elle en se présentant, et Shen du bien avouer qu’elle eu un moment d’incompréhension et d’hésitation avant de prendre presque timidement les doigts de sa cadette. Gênée de montrer ainsi cette facette de sa personnalité.
« Yu Shen, se présenta-t-elle à son tour, avant de lâcher la main de Jia, Lanhua, étudiante de sixième année en cursus médicale. La sorcière fit une légère pause, cherchant quelque chose à ajouter, et ne trouvant rien, ses lèvres se contentèrent d’esquisser l’ébauche d’un sourire désolé : Et c’est tout... »


C’était dans ces rares moments où Shen se désolait de son peu de talent et d’instinct pour la conversation, lorsqu’elle sortait d’un cadre d’analyse pur, et où il fallait simplement faire connaissance. Nombre de personne auraient ainsi enchainé sur les dernières rumeurs courant dans les couloirs de Meihua, ou simplement sur le temps qu’il faisait, ou pourquoi pas même sur les bienfaits des robinets en fonte pour les plus originaux. Mais aucun de ses sujets ne parvenaient à l’esprit logique et pragmatique de la sixième année, qui les aurait sûrement envoyé bouler, aussi surement que le batteur de l’équipe nationale chinoise aurait renvoyé un cognar qui se serait dirigé droit sur lui. Mais la chinoise n’eu pas le temps de s’attarder plus longtemps sur cette pensée, car déjà la mudan relançait la conversation.

La poursuiveuse fur surprise de l’entendre poser cette question, ou plutôt, elle fut surprise que l’adolescente l’ait remarquée, et se soit ainsi souvenue d’elle. Car finalement, c’est plus par son naturel curieux et son sens de l’observation qu’elle avait ainsi remarqué sa courageuse cadette. Il y avait peu de justicier comme elle dans les murs de l’école, et malgré son comportement souvent téméraire, Shen admirait son côté droit et juste, qui semblait la porter dans toutes les situations. Son père avait du être comme ça, tout du moins, c’était l’image qu’elle avait de lui depuis tout enfant, soit celle d’un homme toujours près à aider les autres, même si cela le mettait en difficulté. Un homme au cœur en or, auquel elle s’attristait de ne pas pouvoir ressembler. En effet, malgré son sens du devoir et de la justice, qu’elle avait en grande partie hérité de lui, il y avait cependant quelque chose de plus froid et de plus distant chez elle, qui l’empêchait d’agir ainsi. Son père disait en souriant que c’était grâce à ça qu’elle était plus maline que lui, mais Shen n’en croyait rien, et avait même longtemps pensé –ou espéré ? -qu’il s’agissait de quelque chose en rapport avec ses pouvoirs magique. Il n’en était cependant rien, et la jeune adolescente qu’elle avait été, avait finalement compris que ce n’était rien d’autre qu’une partie de son caractère. C’était sans doute également cet aspect de sa personnalité qui niait toujours ses actions positive, ou tout du moins qui ne reconnaissait jamais vraiment qu’elle avait fait quelque chose de bien.

« Je ne pense pas. répondit la Lanhua avec honnêteté. Et c’était vrai, puisqu’après tout, les deux femmes ne s’étaient jamais fait face avant ce jour. L’ainé gardait un œil attentif et curieux sur la cadette, et poussait les évènements en sa faveur lorsque les choses menaçaient de mal tourner. Un peu comme la fée marraine d’une princesse de conte. L’image lui tira un sourire intérieur, si Jia pouvait tout à fait paraître dans le rôle d’une courageuse princesse-plus du genre à résoudre ses problèmes seule, que d’attendre un prince pour l’aider-, se voir elle dans celui de la marraine, toujours un peu neuneu, avait quelque chose de tellement improbable qu’il forçait le sourire. Mais peut être dans la salle de réception, dans un couloir ou vers la bibliothèque ? » Proposa la chinoise en toute logique, espérant que les trois lieux banales qu’elle avait proposé ne fasse aucun échos, ni aucun lien avec d’autre lieu où la joueuse s’était subtilement faufilée.
Sans qu’elle sache bien pourquoi, l’idée que la mudan puisse la reconnaître l’effrayait, ou plutôt, la gênait inexplicablement. Shen ferma une demie seconde les yeux afin de se rationnaliser et qu’elle ne commence pas à échafauder des théories de moins en moins probable.
Ce n’était pas grave après tout. Elle ne risquait rien. Elle était juste… paranoïaque.



MADE BY BOOGYLOU



TRUTH HURTS, BECAUSE TRUTH IS REAL
Ever tried. Ever failed. No matter. Try Again.
Fail again. Fail better.
Samuel Beckett
©️ Quiet Riot
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mei Jia

wizard
insane but in a good way

avatar

- the deathly hallows -
Accio profil



Dim 22 Mai - 11:23



shen x jia
« Be yourself, everyone else is already taken »


Mon remerciement avait été écarté, tandis que ma question sur le robinet avait été déviée. Je restais un moment surprise, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle semblait vouloir éviter ce sujet, gardant un air neutre sur son visage de marbre. Mon regard suivit sa baguette qui désignait le lavabo avant d’aller jusque dans sa manche, me reconcentrant sur sa personne. Cette femme était étrange. Ou du moins, je n’avais pas vraiment l’habitude d’en voir d’aussi jolies mais renfermées. Et c’était sûrement parce que j’étais tout l’inverse que je ne savais trop comment réagir face à cela. La dérangeais-je ? Ou pensait-elle vraiment que cet acte était anodin et ne méritait donc aucune remerciement ? A moins qu’elle ait peur de représailles de la part de ces macaques abrutis ? Je ne savais. Mais peu importait à dire vrai, tant pis si elle n’avouait pas, moi, j’étais certaine que c’était elle qui m’avait aidé, et je l’en remerciais donc, qu’elle accepte ou pas ma gratitude. C’était comme dire bonjour ou s’il te plait, un mot comme un autre dont on avait besoin au quotidien, mais qui était bien trop souvent abandonné, malheureusement. ”Peut être que n’importe qui aurait pu le faire, mais tu es la seule à avoir bougé il me semble. Ne t’enlève pas un mérite qui t’est propre lorsque tu as agit admirablement.” Nouveau sourire franc à son intention. ”Et puis, je ne suis pas sure non plus que tout le monde en soit capable… J’ai bien peur que si ça avait été Suyeol, le robinet ressemble plus à des gravats qu’autre chose à l’heure actuelle…” murmurais-je plus bas pour moi-même, en simple constatation de ses sorts désastreux malgré qu’il soit en huitième année.

La jeune femme se présenta finalement à moi, me serrant la main, et je la regardais amusée tandis qu’une gène palpable s’installait sur ses traits. A ce moment précis, je compris pourquoi Yu Feng souriait à chaque fois que je ne savais plus où me mettre. Je n’étais peut être pas aussi adorable qu’elle, mais enfin… Qu’importe ? ”Et c’est déjà bien suffisant.” Pas besoin d’en dire plus après tout. Ainsi, elle était bien une lanhua, et qui plus est, son aîné. Notant son nom dans un coin de sa mémoire, comme une note pour qu’elle ne l'oubli pas, elle reprit. ”Je suis sure que tu feras un bon médecin.” Comment je le savais ? Une prémonition comme une autre. L’instinct féminin si vous préférez. Et puis, il n’y avait qu’à voir sa dextérité en magie, son calme olympien et la façon dont elle s’était décidée d’intervenir, se sentant concernée par les autres. Ça suffisait amplement pour se faire un rapide bilan sur la personne. Pas besoin de longs discours, ses gestes la trahissaient bien plus.

La belle brune finit par me répondre par la négative, ce qui n’eut décidément pas le don de satisfaire ma curiosité. Ne s’était-on donc jamais croisé ? Cela me paraissait improbable… Il est vrai que je ne connaissais pas son nom, et que je ne côtoyais non plus personne de son année, ou du moins, pas dans le même cursus ou la même maison. Mais… Cette sensation persistante de la connaître restait gravée dans mon être. Pourtant, je ne voyais pas non plus pourquoi la demoiselle me mentirait. Ce serait absurde. ”Ah, vraiment ?” Cependant, la moue que je fis indiquais clairement que cela ne me satisfaisait pas. Je me mordis la lèvre, songeuse, assez énervée de ne pas remettre l’endroit où j’avais bien pu la voir. Ma mémoire avait ce don de se barrer juste quand on avait besoin d’elle. Ou alors, mes neurones avaient été endommagés à force de rester avec Sunan. Je rigole. ”Je vais souvent à la bibliothèque, oui… Enfin, quand l’autre idiot ne joue pas au koala pour que je reste avec lui mais…” Je m’arrêtais, me rendant compte que j’avais parlé à voix haute, me frappant le front blasée. ”Ce que je veux dire c’est qu’il ne me semble pas t’avoir vu la bas, ou du moins, je n’y aurais pas vraiment fait attention.” Alors elle n’aurait été qu’une silhouette parmi d’autres que j’aurais identifié au détour d’un couloir ? D’un coté, ça me peinait, sans que je sache trop pourquoi. Puis son intervention sur le robinet me revint en mémoire, et le brouillard dans mon esprit commença à se dissiper. N’avais-je pas échappé beaucoup trop facilement à mes agresseurs récemment ? Les profs qui débarquaient, les tuyauteries qui faisaient des siennes, les poursuivants qui se vautraient sur un sol lisse… N’était-ce vraiment que le hasard ? Ou bien… Et puis la lumière se fit, son visage toujours présent dans la foule qui m’entourait à chaque fois que finalement, je finissais à m’en sortir. Cette beauté froide et simple, avec ce même sourire cynique tandis qu’elle rangeait mécaniquement sa baguette dans sa manche. J’ouvrais de grands yeux, ébahie de ne m’être rendue compte seulement maintenant de toutes ces coïncidences avant de la pointer du doigt, sans vraiment faire attention au fait que ce soit poli ou non. ”Dans la serre, dans les labos et… dans les couloirs ! C’était toi !” Sûrement aurais-je du baisser d’un ton, mais j’étais tellement surprise et à la fois heureuse d’avoir enfin trouvé que je ne pouvais empêcher cet enthousiasme débordant de dévorer mon minois enfantin. ”Pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ? Aish, je suis désolée de pas t’avoir reconnue ! J’aurais du te remercier bien avant mais… Moi et le sens de l’observation…” Je me grattais alors l’arrière du crâne, gênée et légèrement honteuse de ne me rendre compte que maintenant qu’une âme charitable veillait sur moi dans l'ombre. Au fond, j’avais beau être un pseudo-martyr, j’avais une tonne de personne qui m’aidaient à tenir, d’une façon ou d’une autre.





"you're so good, you make me crazy"
Neol cheoeum bon sungan Holic ! Neukkimi wasseo. O,seuljjeok humchyeoboge dwae. Mal hanmadie kkulkkeok mallaoneun ipsul. Meomchwojin nae simjange Get you cupid chu ! Hwasareul danggyeo geochimeopsi Shoot it out ! ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Yu Shen

wizard
insane but in a good way

avatar

- the deathly hallows -
Accio profil



Mer 25 Mai - 13:30





Be yourself everyone else is already taken

Shen était gênée. Terriblement gênée, à tel point que son profil habituellement indifférent et froid, faisait tout son possible pour ne pas croiser les iris clairvoyant de Mei Jia. La sixième année avait l'impression que sa cadette pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, et au delà du fait que celle ci reconnaisse la chinoise comme la personne venant de l'aider aujourd'hui, comme quelque autre fois par le passé, ce qui n’avait finalement pas vraiment d’importance, surtout que dans l'histoire c'était incontestablement elle la plus courageuse des deux, c'était l'impression d'être dans défense qui l'effrayait. Shen ne savait pas recevoir dès remerciements. Sans être spécialement stricts, ses parents avaient toujours été exigeants avec elle, s’attendant à ce qu’elle fasse de son mieux, mais plus que tout, son caractère perfectionniste et droit ne laissait rien passer. Ainsi, recevoir des compliments ou des remerciements sonnait toujours comme si elle avait fait quelque chose d'unique et de généreux, alors qu'elle n'avait fait que suivre des règles basiques d'entraide, qui étaient nécessaires selon ses parents à la vie en société. Laisser un première année de faire martyriser, et intimider, et laisser la courageuse adolescente qui venait à son aide se faire rouer de coup ? Naturellement, et puis ça serait quoi la prochaine étape ? Racket de classes entières et règlements de compte dans les couloirs ? Aller couper les moustaches de Mao ? Jamais. Plutôt mourir, et finalement, tout comme la jolie brunette, la Lanhua avait fait son devoir.

Mais les paroles sympathiques de la Mudan ne l'aidèrent pas à diminuer son malaise. La lanhua, habituellement si maîtresse d'elle même ne savait plus où se mettre, se mordait la lèvre pour tenter de cacher sa nervosité, ce qui ne faisait finalement qu’accentuer l’impression d’être une petite fille. Impression d’autant plus étrange qu’elle n’avait jamais été ce genre de fillette timide et facilement mal à l’aise ! Au contraire, son profond regard obsidienne en avait déstabilisé plus d’un.
Shen prit une longue respiration silencieuse qui l’aida à s’éclaircir les idées, et lui permit surtout de reprendre son calme. Ses traits légèrement crispés se étendirent progressivement, jusqu’à esquisser un léger sourire, vaguement timide et gêné en guise de remerciement, et surtout en réponse à sa lumineuse expression de Mei Jia qu’elle ne pourrait jamais imiter.

Shen fut soulagée que sa présentation un peu trop formelle comparée à celle de la jolie brune lui convienne. Si elle savait faire preuve de créativité afin de trouver des solutions à des problèmes, c’était généralement dans des situations de problèmes appliqués, ou dans des domaines très théorique. En un mot, rien qui ne relevait d’une manière ou d’une autre de l’interaction de deux personnes sur le plan social ou relationnel. Apaisée, et ayant réussi à reprendre son calme, la jeune femme fut flatter de la remarque de sa cadette. Son attitude trahissait son caractère spontané, ce qui prouvait bien que l’idée qu’elle venait d’exprimer était belle et bien celle qui occupait le fond de sa pensée. « Merci. » Répondit-elle, d’une voix douce mais calme, qui montrait que la sixième année avait parfaitement reprit ses esprits.



Le visage déçu de l’adolescente lorsqu’elle entendit la réponse négative de la jeune femme la surprit, et elle faillit se reprendre, sans pour autant avouer la vérité, cela avait aux yeux de la poursuiveuse quelque chose de gênant, comme si elle essayait d’annoncer à sa cadette que cette dernière avait une sorte de dette envers elle puisqu’elle l’avait aidé, ou comme si elle tentait par ce biais de se vanter de l’avoir aidée, et de revendiquer comme lui appartenant le courage de ses actions. Mais admirative du courage, de la spontanéité et de la pureté des intentions de la mudan, la sorcière avait toujours préféré rester dans les ombres rassurantes qu’elle aimait habiter.
Faillit, mais… ses lèvres s’étaient sceller avant même qu’elle n’ait eu le temps de chercher ses mots pour s’expliquer. Paranoïa ? Timidité ? Gêne ? Aucun des trois, et pourtant, tous à la fois.
Profitant que la quatrième année soit plongée dans ses pensées, la chinoise laissa échapper de ses lèvres un soupir, soulagée de voir que sa cadette ne faisait pas le lien entre elle, et les différents évènements. Un sourcil surprit se levant cependant lorsqu’elle releva les bribes de pensées que Mai Jia avait laissé échapper, et ce, pour la seconde fois. La jeune femme avait l’air d’être bien entouré, mais pas forcément toujours au bon moment, en avait conclu l’étudiante avec un sourire amusé. Et de ce qu’elle avait pu comprendre, pas forcément non plus des élèves très attentifs, mais la tendresse qu’on pouvait lire dans son regards, et lorsque ses pensées, plus rapides que sa tête, laissait s’échapper ces morceaux de souvenirs, peignait pour Shen le portait d’une merveilleuse amitié.


Mais la Lanhua s’était réjouit trop vite, et avait ainsi laisser ses pensées vagabonder, et baissé sa garde, si bien qu’elle n’était pas du tout prête à que la jeune mudan énumère, avec la tenacité si caractéristique de sa maison, les différents lieux où sa baguette avait poussé les choses en sa faveur. Si son visage ne trahit qu’une vive expression de surprise qu’elle fit disparaitre rapidement, la réaction de son corps de pouvait tromper personne. Instantanément, tous ses muscles s’étaient tendus, et sans qu’elle le veuille, Shen s’était légèrement écarté de sa compagne, tel un félin sur la défensive. Et si elle avait immédiatement tenté de reprendre une position détendue, le changement avait été bien trop flagrant pour pouvoir être ignoré… Et l’index de la quatrième année était déjà tendu vers elle dans un geste presque accusateur.
Shen détourna le regard, ses iris parcourant nerveusement la salle d’eau, passant de la porte des toilettes, aux lavabos, au cabines de douches, son esprit fonctionnant à mille à l’heure dans l’espoir de trouver quelque chose d’intelligent à répondre.

La jeune femme senti son visage commencer à s’empourprer légèrement. Elle était prise au piège. Dos au mur. Habituellement, c’était plutôt elle qui dominait la situation, à demi dissimuler dans l’ombre, elle jouait ses cartes sans qu’on ait forcément conscience de sa présence. Et la sixième année se plaisait tellement dans ce rôle qu’elle avait perdu l’habitude d’être ainsi en pleine lumière, devant faire face à des actions qui la concernaient directement et pour lesquels elle devait agir.

«Non, je... commença-t-elle avec brio, essayant de le nier, avant d’abandonner, tournant les yeux vers Jia, avant de détourner à nouveau le regard. Je n’ai pas besoin d’être remerciée… Je n’ai pas fait ça pour toi. Je passais par là simplement ces fois là, c’est tout. » Si elle avait commencé à répondre d’une voix indécise, elle avait finalement réussi à y mettre de la conviction, et avait peu à peu rassembler assez de confiance pour terminer sa réplique en regardant la demoiselle avec une nouvelle franchise.


Mais les deux femmes n’eurent guère le temps de converser plus longtemps, comme si il avait attendu ce moment particulier, le fantôme d’un jeune homme apparut au milieu des lavabos. Ses lèvres immatérielles s’étirèrent en un sourire malicieux et farceur tandis qu’il s’adressait à elle :
« Comment-allez vous charmantes demoiselles ? »
Malgré le sortilège qui permettait que tous se comprennent dans l’enceinte de l’école, les accents anciens des paroles du fantôme était cependant nettement audible, et s’accordaient parfaitement avec son habit translucide, aussi superbe qu’ancien. Bien que son visage assez jeune laisse a penser que le personnage immatériel n’ai jamais fini sa scolarité, il faisait cependant parti des fantômes les plus anciens de l’école.
« Bien, Ban Yuè, et v… » commença à répondre poliment la sixième année avant de s’arrêter au milieu de sa réponse, ses iris sombres se posant enfin sur le sourire farceur de l’ancien sorcier.

« Cours ! » Cria-t-elle à sa compagne, tandis que ses doigts agrippèrent le poignet de cette dernière, et qu’elles s’élançaient vers la sortie, tandis que les lavabos explosaient derrière elles dans un grand bruit d’eau, sous le rire joyeux de Ban Yuè.



MADE BY BOOGYLOU



TRUTH HURTS, BECAUSE TRUTH IS REAL
Ever tried. Ever failed. No matter. Try Again.
Fail again. Fail better.
Samuel Beckett
©️ Quiet Riot
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




- the deathly hallows -
Accio profil




Revenir en haut Aller en bas
 
Be yourself everyone else is already taken • Shia
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le dernier clip de Marilyn Manson réalisé par Shia LaBeouf

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MEIHUA ✩ SCHOOL OF WITCHCRAFT AND WIZARDRY ::  :: troisième étage-
Sauter vers: