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 Being Your Soulmate

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Nam Suyeol

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Jeu 24 Mar - 23:53

being your soulmate
sunan & suyeol
Outfit + Aujourd'hui, j'ai fait les yeux doux à Sunan pour qu'il m'accompagne en ville chercher les affaires qu'il me manquait ou que j'avais égarées au cours de l'année. Si je lui ai demandé à lui, c'est que ça me rassure qu'il soit là et qu'il ait son attention focalisée sur moi, car j'ai l'impression d'avoir constamment une ombre qui me suit pour me surveiller et m'empêcher de m'étaler un peu trop loin. En l'occurrence, avec celle-ci, je peux la regarder droit dans les yeux, sentir qu'elle existe et ne jamais me lasser de lui dire tout ce qu'il me passe par la tête. Et c'est charmant.
D'un geste insistant, je tire sur sa manche pour l'inciter à mieux me suivre. Je suis tout excité et j'ai des éclats de joie incessamment collés aux commissures, parce que le simple et rassurant fait que ce soit Sunan à mes côtés m'irradie d'une douce chaleur d'euphorie. Je n'aurais pas autant apprécié de sortir si ça avait été quelqu'un d'autre que mon meilleur ami, j'en suis presque sûr. Voyant qu'il ne réagit pas tant que ça, je glisse avec agacement ma main dans la sienne et l'entraîne derrière moi avec un sourire gamin, comme si j'étais pressé de l'emmener avec moi. Il y a tellement de monde par là où nous allons que j'aurais peur de le perdre dans la foule, pour ensuite devoir me retourner et affronter les grandes silhouettes de ma petite taille. Je me connais, je ne saurai pas le retrouver ensuite.
Avec empressement, je parviens à me frayer un chemin et à en ressortir vivant. Je passe un instant une main dans mes cheveux et râle qu'il fait trop chaud, avant d'aviser les étalages tout autour de moi d'un œil étrangement rutilant. « Sunan, tu crois que c'est grave si je dois racheter une baguette ? » Je ne le consulte pas du regard mais ma voix perce dans l'interrogation. « On s'est encore amusé à me la casser et je sais même pas combien ça coûte, vu que d'habitude c'est ma tante qui paye et qu'aujourd'hui c'est toi que j'ai.. kidnappé pour ça. Tu veux bien m'aider pour ces trucs-là ? En échange, je te chanterai une berceuse ce soir et demain, tu seras moins fatigué pour courir et marcher plus vite~ » Je lui adresse un clin d’œil enfantin et ris comme je ris tout le temps lorsqu'il s'agit d'être avec Sunan, c'est-à-dire d'une manière spéciale, d'une manière plus colorée, plus moqueuse certes mais bel-et-bien taquine. Je ne plaisante cependant pas au sujet de la baguette, parce que ça commence très sérieusement à me taper sur les nerfs de devoir m'assurer que personne ne nuit à ma santé ou à mes affaires dans mon dos ; et disons que la liste à ce sujet est encore longue. Doucement, je me retourne vers Sunan en l'attente d'une réponse mais je remarque presque instantanément qu'il tire une drôle de tête. Mes sourcils se froncent alors que je tente désespérément d'isoler grâce à ma voix la clameur insupportable de la foule, irrité de ne pas me faire entendre de Sunan. Je n'ai peut-être pas bien articulé ? « Quelque chose ne va pas ? » J'ai l'impression de mettre ma vie à crier ces mots en Coréen, et si je n'étais pas aussi concerné par la tête étrange de mon ami, j'en aurais sûrement bêtement rigolé. « Tu.. Tu veux qu'on rentre ? T'as l'air bizarre, ça m'inquiète. Me regarde pas comme ça Sunan ! » S'il me fait une blague, ce n'est vraiment pas drôle. Simplement dommage que je ne possède plus de baguette pour pouvoir le punir d'un bon enchantement made in Suyeol : à savoir raté.
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Hey, isn't it true, we promised to always be best friends forever, yeah. Words, that you don't need to say, the sad that's on your face isn't hard to see through, I've been there once or twice, it's you that made things right, my turn to be there for you ©️ .bizzle
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Po Ngam Sunan

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Ven 25 Mar - 22:42

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sunan & suyeol
Outfit + Meihua n’était pas son lieu préféré. Si on lui demandait, Sunan répondrait la forêt sans hésiter, par instinct. Parce qu’il y passait le plus de temps, parce qu’il pouvait y être le plus naturel. Il pouvait être l’humain, le vampire ou le loup… Et les trois à la fois. Mais la forêt était dangereuse et sombre, il n’y avait rien d’accueillant. Des créatures qui y cohabitaient, et même un garde-chasse de l’école. Il aimait tout autant la ville qui était plus chaleureuse et plus animée, où il était plus facile de s’y rendre avec Jia et Suyeol...Que dans les bois où ils y risqueraient leurs vies aux moindres de leurs pas. La vraie réponse serait partagée entre ses deux endroits, sans être réellement précise. Il aimait la liberté, et il aimait la compagnie. Il n’avait alors pas  de préférence pour un lieu en particulier, pas un bout de terre ou un bâtiment plus spécifique… Peut-être qu’au fond, il n’avait pas d’endroit préféré, ou qu’il n’avait pas encore trouvé le sien.

Mais tout était meilleur que Meihua. La ville, ou simplement ses extérieurs. Là où il pouvait ne plus ressentir cette pression et ce règlement qui y faisait sa loi, il s’y sentait beaucoup mieux. Alors peu importe la proposition... l’hybride serait forcément toujours partant. Et s’il démontrait le contraire, il ne s’agirait là que d’une simple envie de jouer sur la contradiction, embêter l’autre et… Faire chier, clairement. Une simple façade, puisque même si la course impliquait des manuels scolaires ou l’achat d’une baguette, deux choses qui ne le concernaient absolument pas, il se montrait plus excité à cette idée que celle de devoir rester enfermer aujourd’hui. Il joua le jeu, évidemment. Il avait prétendu être ennuyé de devoir accompagner son meilleur ami faire ses courses, dans le simple but de le voir tenter de le convaincre. Parce que ça ne le dérangeait pas tant… Ca ne le dérangeait pas, en fait. Il n’avait pas mis longtemps à céder avant de le suivre.

Il avait juste oublié un petit détail. L’amitié d’un coréen et un thaïlandais n’était vraiment possible qu’à Meihua. Ce lieu qu’il détestait tant, et qui pourtant permettait la communication à n’importe quel étudiant. Un sort qui permettait à Sunan et Suyeol de se comprendre sans devoir apprendre la langue de l’autre…  Ou même le chinois. La main dans la sienne et l’autre dans la poche de son pantalon, il l’avait suivi en se laissant guider dans un monde de sorciers dont il ne faisait pas réellement parti, pas totalement. Lui ne craignait pas les différences de température… Et usera probablement de cet argument en été pour pouvoir porter cette écharpe qui ne quittait plus son cou. Il aurait du le remarquer, qu’il y avait quelque chose d’anormal, mais non. Peut-être que son meilleur ami se parlait juste à lui-même. Seulement, quand ses mots s'enchaînèrent, il ne put nier l’évidence… Il captait rien. vraiment rien à ce qu’il lui disait et comme un con, il se contenta de le fixer.  « ...Eh merde. » Oh miracle, il se souvient de ce problème. Ils auraient du demander à Jia avant de partir... Il le stoppa de sa main libre contre ses lèvres avant qu'il ne se lance dans un nouveau discours.  « Si tu continues de parler en coréen je vais rien capter. Et c’est pas parce que tu cries que je vais- …. raaah » Et si lui, continuait à parler en thaï, ils n’allaient franchement pas avancer. Mais c’était comme un réflexe, dont il ne se rendit compte que par la suite. Il grimaça, se massant la nuque en cherchant une solution. Son chinois était basique et plat… mais au moins, il connaissait quelques mots. Cela aurait pu être suffisant, s’il était venu acheter deux-trois trucs ici… Avec un vendeur, il aurait pu s'arranger. Mais certainement pas avec aussi bavard que Suyeol. Il allait comprendre un mot sur vingt… Et encore. Il tenta d’articuler, sa main se joignant à ses explications… Plus dans des gestes flous que réellement représentatifs du message qu'il voulait faire passer. « ….Je comprends pas. Suyeol. Tes mots.  Pas Meihua ? En chinois s’il te plaît ? » Ah, la galère. C’était frustrant, même pour lui. Et il doutait qu’il puisse lancer un tel sort… enfin, qui sait. Si seulement Sunan savait que les “affaires qui lui manquaient” incluait également sa baguette.  « ta …. » Et il bloquait. Baguette en chinois? Aucune idée. Il plissa les yeux et tenta de mimer … un bout de bois. « Tu as sur toi ? »
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    I'M BIGGER THAN THESE BONES ◇ Fate is like a small sandstorm that keeps changing directions. You change direction but the sandstorm chases you. Over and over. Why? Because this storm isn't something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. endlesslove

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Nam Suyeol

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Sam 26 Mar - 2:24

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sunan & suyeol
Outfit + C'est désagréable de se faire dévisager comme ça. J'ai l'impression d'être tout droit venu d'une autre planète et, même si c'est ce que l'on me rabâche au moins dix fois dans une journée normale, c'est en effet plutôt étrange venant de la part de Sunan. Il ne me regarde pas comme ça, d'ordinaire. Pas comme si j'étais débile au point de ne pas me faire comprendre. La peur d'avoir fait un faux pas me saisit quelques instants, m'inquiète presque instantanément, mais c'est sans compter mon ami qui me prend de court et me fait taire d'une main, imposant un silence agacé. Je me tais docilement à cela, les yeux ronds. Ce qui sort en continu d'entre ses lèvres m'arrache un hoquet de surprise et d'incompréhension absolue. Est-ce qu'il se moque de moi ? Est-ce qu'il fait exprès de parler une langue que je ne peux déchiffrer, seulement pour me laisser sur ma faim et refuser de me dire directement qu'il ne veut pas m'aider ? Il pourrait en finir et me l'avouer là, maintenant et tout de suite, et m'abandonner plus vite qu'il n'a coopéré pour m'accompagner. Je le bouderais peut-être sur le coup, je lui en voudrais sans doute et chercherais même à le persuader avec des yeux de nouveau doux, mais ça finira par passer. Je ne peux pas lui en vouloir longtemps, de toute manière.
Il continue avec son charabia et tandis que je le regarde à mon tour comme s'il était possédé, il s'arrête brusquement d'un air irrité, propre à lui-même. Je discerne en réalité qu'il est tout aussi confus que moi et qu'on ne parviendra plus à se comprendre comme il le faut, à partir de maintenant, au beau milieu de cette ruée bondée et parfumée de magie dans l'air, où nous avons seulement l'air de deux idiots perdus. Mon sourire en coin qui annonce discrètement que je meurs d'envie de me payer sa tête, croisé à mon air blasé et désabusé par la situation, rendent le portrait étrange, enfantin. Comme une grimace froissée, griffonnée par l'idiotie et l'incompréhension mutuelle que nous partageons.
Sa main s'éloigne de ma bouche, comme si elle venait de décadenasser mes lèvres, et mes traits se détendent d'eux-mêmes. Je n'ose même plus parler, parce que j'ai l'étrange envie de le réentendre s'énerver dans un dialecte que je ne comprends pas. Je trouve ça honnêtement bête et stupide, et tout ce qui est bête et stupide m'amuse, surtout lorsque Sunan se met à parler chinois comme un illettré, comme quelqu'un qui n'a jamais appris les rudiments de la langue. J'en ai conscience, pourtant, mais ça me fait pouffer comme un enfant et je ne le cache pas. Et là, quand il se met à mimer un bâton de bois que je peux identifier comme étant une baguette magique, je me moque ouvertement de lui, ma voix rauque au rire s'échappant dans des notes amusées et farceuses. Je crois en réalité comprendre pourquoi, justement, on ne peut plus se comprendre. Je me racle la gorge d'un air professionnel, lui lançant un regard faussement supérieur tout en cherchant mes mots en Chinois. « Alors comme ça on parle le langage des aliens ? Tu me l'avais jamais dit. » L'assurance d'être Sino-Coréen, dit-on. J'ai beaucoup de respect pour les Thaïlandais, ne vous méprenez-pas cependant. « Faut que je te le dise comment ? En Chinois ? J'ai plus de baguette, elle est cassée ! » À mon tour, je m'exclame d'un air qui se veut convaincant et, prenant mon rôle d'acteur à cœur, j'imite grâce à mes deux mains une branche qui se casserait en deux, le tout avec des gestes insistants et des regards indiscrets adressés à mon ami. « Han, aide-moi juste pour ça Sunan, s'il te plaît ! » Changeant brutalement de comportement, je lie mes deux mains d'un air suppliant, comme si je l'implorais d'être clément. « Je ferai ce que tu veux, voire même que je te rembourserai, mais c'est juste que pas avoir d'argent c'est pas le top ici... Même si tu parles super mal Chinois, bah même que je t'en veux pas, je te promets ! Mais t'es mon meilleur pote, non ? Nooon ? Alleeeez... »
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Po Ngam Sunan

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Sam 26 Mar - 17:50

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sunan & suyeol
Outfit + L’occasion était trop belle, il ne pouvait pas lui en vouloir. Lui aussi se serait foutu de sa gueule dans pareille situation. Mais évidemment, c’était pour lui. Lui qui n’avait pas de double nationalité connue, ni aucune motivation sur un apprentissage en particulier, ne s’était jamais laissé tenté par le chinois… “Tenter” et “chinois”, la combinaison des deux mots puaient l’ironie. Qui pouvait être assez fou pour s’y laisser “tenter”, franchement ? Lorsque l’on faisait face aux trop nombreux caractères de la langue, il y avait de quoi céder à l’envie de refermer le livre aussi vite. Non, le chinois n’était définitivement pas pour lui. Pas après avoir passé plus de quinze ans à parler le Thaï. Même si après autant d’années sur le sol chinois, Sunan aurait pu faire un effort… Ce qu’il avait fait ! Son chinois n’était pas “si mauvais” !

Il plisse les yeux. Parce qu’en plus il se foutait de lui ? Ah, ces coréens, tous les mêmes. Si Suyeol avait trouvé cela désagréable qu’il le dévisage à ce point, il n’était pas au bout de ses peines. Il comptait le dévisager et analyser tous ses mots… Jusqu’à ce qu’il en ait tellement marre qu’il devinera plutôt à l’intonation de sa voix. Ou il lancera des questions au hasard. Heureusement, son meilleur ami était expressif. « quoi ?! Je suis pas un alien, baboo ! » Sa langue claque contre son palais, dans un air faussement agacé, peu crédible face à l’ombre du sourire qui se dessinait au coin de ses lèvres. Un mélange de chinois et de coréen. Il parlait pas un langage d’alien, il parlait le langage de la débrouille, ça avait d’autant plus de mérite.

Le geste est plus compréhensif que ses mots, il aurait dû commencer par là. Il observa son mime, et sa baguette imaginaire se briser dans une grimace. Il avait compris, voyant l’espoir qu’il puisse régler leur problème d’un tour de magie se rompre lui aussi. Tant pis. Ils étaient amis depuis longtemps, il devrait bien être capable de comprendre ce à quoi pensait l’autre. « Encore ?! Comment tu… » On l’avait encore embêté ? Combien de fois avait-il appris ce qu’il s’était passé, et ce, toujours trop tard… Il détestait ça. Il détestait les rumeurs qu’il entendait ou même qu’on puisse tout simplement s’en prendre à lui. Pourquoi il ne venait pas le voir plus tôt ? Peut-être pour que Sunan ne leur arrache pas la tête. Il tirait la tronche, très clairement. Il voulait des noms, et une explication. Et puis un nouveau discours… Et en fait non. Non, malgré leur longue amitié, il n’était pas capable de deviner ce qu’il avait derrière la tête. Il le fixa, un long moment, comme analysant alors qu’il en avait déjà oublié les premiers sons qu’il avait entendu. « ...o-ouais… no problem. » Comment avouer qu’il n’avait rien compris ? Il avait saisi le mot le plus important :argent. Argent que Suyeol n’avait sans doute pas pour l’achat des ses affaires… Mais argent que Sunan n’avait pas vraiment plus dans son portefeuille. A moins qu’il voulait autre chose ? Il fixa ses mains liées, puis lui, puis les commerces dans les environs, puis lui de nouveau. Bon, ils allaient improviser. « ...tu as faim ? » A côté de la plaque ? Totalement.

« Il faut qu’on bouge… Les gens sont pressés, ils nous marchent dessus. » C’était pas forcément la formulation qu’il aurait aimé, mais il se débrouillait avec ses connaissances de grammaire, dans une prononciation difficile. Mais cruellement trop formelle à son goût. Il passe son bras autour de ses épaules pour le forcer à avancer, à le suivre, et suivre le mouvement de la foule avant que l’un ou l’autre ne se fasse bousculer. Qu’il veuille manger, acheter une baguette ou des manuels… Il s’en fichait un peu et c’était pas une langue qui foutrait une barrière entre eux. Un sourire, enfin, et il tourne son visage vers le sien, se penchant vers lui suffisamment pour lui parler sans avoir à crier. Ou simplement en guise de prétexte. « Apprends-moi le coréen, noona ~ » Pour une fois qu'il voulait bien apprendre quelque chose...Et puis, inconsciemment, sans le savoir, Suyeol lui offrait une faveur, il pouvait pas vraiment refuser.
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Nam Suyeol

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Dim 27 Mar - 5:30

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sunan & suyeol
Outfit + Je crois bien que je ne me lasserai jamais de me moquer de Sunan, essentiellement quand l'occasion se présentera à moi. Ce n'est pas méchant, ni à titre rabaissant, mais c'est plutôt un moyen pour moi de démontrer que je suis incessamment attaché à lui et que ses bêtises m'amusent, réveillent ma nature enfantine et hyperactive. Certains penseront que je suis foncièrement méchant à rire des erreurs de mes amis, d'autres sauront ce que je ressens en réalité, présentement, lorsque j'ai les joues douloureuses à force de trop rire, lorsque j'ai les yeux qui brillent de trop de malice et les lèvres rehaussées seulement par le biais de ces autres-là, de ces rares autres-là. De ces autres comme mon meilleur ami, comme Sunan : comme celui que je qualifie d'âme-sœur, seulement parce que c'est ce que je pense et que je ne m'arrête qu'à ma propre définition.
Il me regarde comme si je venais de lui déballer le pire des mensonges, et je lui rends son expression désabusée, lorsqu'il fait mine de se vexer après ma petite pique amicale. Seulement, c'est moi qui prends le même chemin et qui l'imite, adoptant la même moue impatientée. « Et en plus tu oses me traiter d'idiot dans ma langue ?! Je vais te faire payer ça, Sunan ! » Je m'exclame tant bien que mal en Chinois, luttant pour employer un vocabulaire simple et ne pas me mettre à parler Coréen quand j'en ai envie. Son mélange à lui de Coréen et de Chinois n'était franchement pas si mal que ça, vraiment. Il lui faudrait juste articuler un peu plus et... songer à recevoir beaucoup d'entraînement à l'avenir, soit-dit en passant.
Mais si je fais autant mine d'être vexé, il y a une vérité que je n'ai cependant pas énoncée. Pour moi, Sunan est bel et bien un alien, qu'il le veuille ou non. Un grand alien, avec lequel je me sens petit une fois à ses côtés. Un alien qui garde toujours un œil sur moi, et je la passe sous silence mais cette idée-là me réconforte. Un alien, avec une langue native d'alien, une manie d'aimer les écharpes propre à celle des aliens et un alien idiot, en plus de ça. Mais par dessus tout, c'est également un alien que j'aime, avec qui j'ai pour habitude de faire les quatre cent coups et pour lequel je me suis instinctivement épris, à peine la moindre once d'attention tournée vers moi. N'est-ce pas suffisant ?
Sunan est beaucoup plus calme qu'à l'accoutumée, quand il est contraint de devoir parler en Chinois, et je dois avouer que ça m'amuse beaucoup. J'ai conscience que lorsque je suis avec mes amis, je me mets soudainement à être plus bavard et plus en quête d'attention et de rires de la part des autres. Quand je suis avec des figures importantes, je n'en ai pas l'air comme ça mais je suis plus sage. Beaucoup plus sage, et presque parfait d'apparence. Sunan sait éveiller les bons comme les mauvais côtés qui m'abritent, mais ça, je n'en ai pas toujours conscience dès le départ. « Encore ?! » Je l'imite, de la même voix outrée. « Bien sûr, encore ! Tu sais Sunan, c'est devenu un passe-temps mensuel de casser les baguettes de Monsieur Nam... » Je roule des yeux, faussement surpris. Je me dis que je suis vraiment têtu pour persister à lui taper la conversation encore et encore, à défaut qu'il ne puisse pas me comprendre totalement. Il vient de me le prouver plus tôt en bégayant de simples mots en Chinois, et je dois admettre que ses réactions, en plus d'être amusantes, me font me sentir comme une mère niaise et affectionnée à son égard. C'est que, c'est plutôt mignon, en fait.
Son regard passe en revue tout ce qui nous entoure, puis s'attarde sur moi, et ainsi de suite. Je fronce les sourcils à cette réaction silencieuse de sa part, subitement vexé qu'il ne me regarde pas directement ─ et je m'apprête à lui re-proposer plus simplement ma requête, lorsque je suis soudainement pris de court par sa question, question absolument... risible. J'écarquille les yeux, prêt à lui répondre en Coréen s'il le faut, mais il ne me laisse pas le temps de riposter et me rappelle dans un Chinois ridicule qu'on ferait mieux de s'en aller, voire même de s'éloigner un minimum de là. Les gens nous marchent dessus, hein, pensé-je en le regardant. Mes lèvres se plissent et mes yeux en font de même, comme si j'étais tout à coup guidé par la voix insistante de Sunan à travers tout ce brouhaha. Va-t-on finir par se comprendre oui ou non ? La situation est si imprévue que moi-même m'en retrouve déboussolé et, quelque part, sacrément diverti par l'absurdité de la chose.
Puis d'un geste presque dominateur, il joint son bras contre mes épaules et je crispe mes omoplates à ce contact, secoué par la rapidité du moment lorsqu'il m'entraîne presque directement vers l'avant. Je me laisse faire, docile, veillant à ne pas m'échapper par accident de sa prise ; et c'est lorsque nous parvenons à distance de ce troupeau de sorciers férus qu'il se tourne vers moi, l'air concerné. Je ne sais pas encore quelle bêtise risque de franchir la barrière de ses lèvres, mais les miennes ont déjà imprimé un sourire en coin, à force d'anticiper. Seulement voilà, en plus d'être le pire élève que Meihua n'ait jamais connue, je ne suis pas encore en mesure de prédire les choses ─ et ce, pas même venant de la part de Sunan. Je tressaille un instant lorsqu'il se penche vers moi, et j'écoute ses mots avec attention, comme s'il avait soudainement retrouvé tout ce qui lui permettait de construire une phrase dans un Chinois décent. Lui, se mettre à apprendre quelque chose ? Et qui plus est, une nouvelle langue ? Je me mets à sourire, à sourire fort, et mes yeux se plissent dans une expression narquoise, presque sous-entendue. J'ai l'impression que l'évocation du surnom Coréen m'est complètement passée au-dessus, et cela se confirme lorsque j'entre dans son jeu et joins mon front contre le sien, comme un enfant avide de défis. « Toi, apprends-moi le Thaïlandais.. Sarang-ah ~ » Je lui adresse un clin d’œil à ces mots, taquin. Je sais qu'il ne comprendra pas la fin alors je préfère me moquer de lui, vengeance personnelle pour cet incessant "Noona". Lui riant ouvertement au visage, je m'enfuis de notre proximité, me hâtant ensuite comme un gosse trop impatient devant le seuil de la boutique que j'avisais plus tôt. En me retournant, je fais signe à Sunan et l'incite à me suivre, trop enthousiaste pour être arrêté. Et sans même consulter sa réaction, je m'éclipse dans ce bazar où je n'ai clairement aucune idée de comment payer mon futur achat. Tant pis pour cet alien, il n'aura qu'à me suivre !
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Po Ngam Sunan

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Sam 2 Avr - 2:12

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sunan & suyeol
Outfit + « han ouais ? et tu vas faire quoi Noona ? » Le taper de ses petits poings? Froncer les sourcils ? … Bouder, peut-être? Il lève le menton, le détaillant dans un faux air septique avant de secouer la tête, peu convaincu. Il ne le croyait pas capable d’oser lui faire du mal. Ils en étaient incapable, autant Suyeol que lui. Sunan ne lèverait jamais la main. Au delà des plaisanteries, au delà de certains gestes, il restait bien plus doux avec Suyeol qu’avec Eunji ou Nali. Où “ affection” semblait étrangement rimer avec “violence”. Ça n’avait jamais été son cas… C’était différent, plus spécial, et plus protecteur. Parce qu’il savait qu’il en avait suffisamment bavé… Et que malgré tout, il continuait de lui sourire. On lui avait brisé sa baguette, on le tirait constamment vers le bas, pourtant, il arrivait à le tirer en dehors du château sans se laisser abattre. Sunan devait être l’alien des d’eux, oui, pour ne pas trouver cela normal. Mais il ne dira rien, Sunan se contentera de le savoir. Il gardera sa soudaine pointe de haine enserrer son coeur pour lui seul. Il jouerait le jeu, pour Suyeol. Il passerait l’après-midi à galérer dans un chinois approximatif, plutôt que de régler le problème avec ses poings. Si il passait au dessus de ça… Il pouvait bien en faire de même, pour cette journée. Au moins, à d’eux, il savait qu’il ne risquait rien.

Il n’était pas tout le temps présent, et il savait qu’il ne pourrait pas l’être. Parce que ce n’était pas ça, l’amitié. Qu’il fallait qu’ils respirent… A moins que ce ne soit seulement le cas de Sunan ? Il avait parfois un besoin de bouger, non comparable avec l’hyperactivité de son meilleur ami, et il ne pouvait pas toujours l'entraîner avec lui. Mais il détestait apprendre, bien trop tard, qu’il ait pu arriver quoi que ce soit à Jia ou à lui. Alors oui, il s’exclame un “encore”. Cela arrivait bien trop souvent à son goût, et il ne s’y habituerait jamais. Un goût amer de culpabilité, peut-être? Ou simplement la frustration qui le démangeait. Il manque de lui pincer les joues, tirer les traits de son visage pour lui faire comprendre à quel point ce n’était pas “rien”. Mais il se contente de soupirer, d’être blasé par une maladresse qu’il sait ne pas être toujours à l’origine de ses accidents. Un jour, ces mecs, il les choperait sur le fait. Et c’était pas la bouille adorable de Suyeol qui réussirait à le contrôler. Il valait mieux pour eux qu’ils restent discret, s’en prendre à son meilleur ami était pire que de s’en prendre à lui, il n’avait rien de plus précieux. « Monsieur Nam devrait laisser sa baguette… Et partir avec moi, loin de Meihua ~ »  La vie serait plus simple, ainsi, résolvant bien des problèmes. Sous l’impulsivité, il trouverait que ce serait une bonne idée, une idée géniale. Seulement lui et son meilleur ami, il n’avait rien besoin d’autre. Et  puis? “Et puis”, il s’en foutait ! Jusqu’au jour où cela lui claquera en pleine face, la réalité. Il y avait Jia, il y avait Kalya. ...Et puis il y avait surtout le manque d’argent. De belles paroles, une tentation innocente. Il n’était pas sérieux, ou pas totalement. Il aurait aimé pouvoir l’être. Lui prendre la main et lui dire “ viens, on s’en fout ! ” Un jour, peut-être. Quand Sunan aura perdu ses attaches… ou agirait sur un coup de tête après une situation qui lui aura totalement échappée?

Il pourrait l’emmener en thaïlande, s’il tenait tant à en apprendre la langue. La soudaine proximité, qu’il avait d’abord provoqué, le fait sourire, efface sa haine aussi rapidement que le flot de ses paroles. Pourquoi il retournait tout contre lui, han ? Pour une fois qu’il désirait apprendre quelque chose, il ne pouvait pas sauter sur l’occasion tout simplement? Il se retrouve là, à buguer. Utiliser des mots coréens sans même lui donner la signification, c’était même plus de la frustration ! Il fronce les sourcils, entrouvre les lèvres, mais il a déjà filé. Évidemment. Il pouvait pas attendre ?! Il tenait vraiment pas en place, peut-être qu’il aurait du garder sa main dans la sienne...comme une laisse. Et après c’était lui le toutou ? Au moins, lui, il ne se perdait pas parmi la foule ! Il pousse la porte, son regard se perdant sur les hautes étagères avant de le chercher.

« Phŏm rák khun khráp ~ » Sa voix souffle contre son oreille avant qu’il ne se redresse. Moins poétique que le coréen, han ? Il observe enfin devant lui, laissant sa pensée s’exprimer dans un chinois toujours aussi bancal. Il n’y mettait même pas du sien. « Tu es comme un gosse...on te lâche des yeux et tu disparais. » Heureusement que la boutique n’était pas si grande. Sa main effleura l’une des nombreuses boîtes, osant tirer sur celle-ci pour la déloger. Eh, il avait jamais pu avoir de baguette, pour lui, ce n’était qu’un bout de bois sans aucune magie. « tu peux choisir ? » Il lui jette un coup d’oeil avant d’arquer un sourcil, tournant le pauvre ballotin dans tous les sens, prise dans ses deux mains. Ce qu’il foutait ? Il cherchait le prix. Un code barre, une étiquette. Un indice qui lui indiquerait la somme qu’il allait devoir “prêter” à son ami. Sauf si ils partaient comme des voleurs. « ...et elle coûte combien ? Prends la moins  cher ! de toute manière tu vas encore la casser … » Le vendeur devait avoir terminé avec d’autres clients pour porter son attention sur eux et Sunan sentit la baguette lui échapper des mains, tournant le visage pour faire face au vieux chinois à l’oeil réprobateur. Hum. Il détourna les yeux et posa ses mains sur les épaules de Suyeol pour le pousser vers lui. Il y connaissait rien et de toute façon, ils étaient pas là pour lui. C’était comme des chaussures non ? Il fallait qu’il essaie… que ça convienne à sa main ? Un truc du genre.

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Nam Suyeol

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Lun 4 Avr - 5:40

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sunan & suyeol
Outfit + Lorsque Sunan me parle comme ça, lorsqu'il choisit de me dire ces mots-là à moi et à seulement moi, je ne peux m'empêcher de me dire que c'est surréaliste, irrationnel et que si ça devait arriver, ça n'arrivera pas de si tôt ; mais par dessus tout, je ne peux m'empêcher d'être heureux, d'être frappé par une espèce d'emprise chimique, cette subite conscience d'être important pour quelqu'un qui m'assaille, au point d'en avoir le sourire douloureux et le cœur retourné. Mieux encore, ce n'est pas seulement un simple « quelqu'un », mais bel et bien Sunan qui ne cesse et qui n'a jamais cessé de s'adresser à moi ainsi. À défaut de ne pas être très fréquentable selon les dires qui m'entourent, le nombre de fois où j'ai reçues des avances ou des invitations ne se compte pas. Pourtant, il n'y a que mon meilleur ami qui parvienne à me faire sourire de cette manière-là, et même si je n'ose ou ne pense pas forcément à le lui dire, je lui en suis très reconnaissant au fond de moi. Le rire est une arme dont je me sers pour éviter au mieux les sujets sérieux comme ceux-là, même si j'ai vite  compris qu'en réalité, Sunan le sait. Il le sait parce qu'il me connaît mieux que quiconque et parce que, quelques fois, tard le soir où nous discutons sans nous arrêter, il y a des mots qui m'échappent.
En soit, partir de Meihua n'est pour moi pas quelque chose d'envisageable. Partir avec Sunan, peut-être bien que si. Mais malgré tout ce qui peut m'arriver, malgré toutes les attaques, les insultes, les offenses, le manque de talent que je peux avoir et même le manque de tranquillité, je veux pouvoir continuer à Meihua et persévérer. Je voudrais un jour rendre fier Sunan et Jia, même si je sais que Sunan n'est pas regardant sur ce genre de chose, étant donné que lui-même est en échec scolaire. Je veux continuer de faire ce que j'aime même si je suis un raté, d'avancer sur les plates-bandes fragiles de mon parcours et peut-être bien qu'un jour, quand j'en aurais terminé avec tout ça, je partirais avec Sunan. Loin de tout, loin des indésirables : juste avec un frère de cœur, une âme-sœur. Juste avec le meilleur des meilleurs.

En réalité, je ne sais pas trop où je mets le pied. Tout est si grand, tout a l'air si nouveau alors qu'en fait, je foule le sol de Shanghai au moins plusieurs fois dans une année. Je suis si enthousiaste à chaque fois que je finis toujours par oublier les itinéraires ou bousculer des gens, mais on me pardonne parce qu'il paraît que j'ai un joli sourire, en plus de m'excuser comme un gamin qui traîne ses pieds partout. Quoi ? C'est vrai après tout, non ? Bon, d'accord.
Je cherche autour de moi d'un œil avisé, car même si je ne suis pas le meilleur élève du monde, je suis plutôt futé pour me débrouiller. Je m'apprête à demander de l'aide au vieux monsieur qui ne se fait toujours pas à l'idée de devoir me recevoir moi en particulier chez lui, mais je n'en ai soudainement pas le temps. Je sursaute de la tête au pied quand je sens un souffle me parvenir, et je ne mets pas longtemps à comprendre que Sunan a finalement décidé de me suivre et d'accessoirement... me titiller. Oh, alors il riposte en Thaïlandais juste parce que je ne peux pas comprendre ? Je place à l'instinct une main contre mon cœur, avant de lancer un regard en biais à Sunan. Un sourire narquois se forme au creux de mes lèvres et je capture son regard seulement un instant. « Ne me fais pas peur comme ça, tu n'as pas le droit. » Taquinerie. J'aimerais qu'il continue. Et à l'avenir, il faudra vraiment que j'ouvre un dictionnaire de Thaï. Je ne peux pas supporter de ne pas savoir quelque chose qui m'intrigue ! « Et toi tu es comme un alien. Tu as été abandonné par un vaisseau alien à la naissance pour tester la vie d'un hybride et maintenant Sunan, il est temps de rentrer à la maison. » Je ne sais plus ce que je dis, comme à mon habitude, mais j'aime bien avoir du répondant quand il s'agit de lui. Je suis libre de dire n'importe quoi, je me limite à ce que je connais en Chinois et je ne suis même pas sûr qu'il risque de tout comprendre. Je le vois s'éloigner pour jeter un coup d’œil, et j'en profite lorsque je sais qu'il est trop occupé à vérifier. « Avec moi. Juste avec moi ! Tu m'emmèneras et on ira vivre sur Mars. Peut-être même que tu m'apprendras à parler l'al.. le Thaïlandais. Y aura plus personne pour casser ma baguette et... » Subitement, je me fais couper dans mon élan quand il me demande de loin si je peux faire un choix. Je roule des yeux et lutte pour ne pas sourire, en finissant par le rejoindre et en détaillant la boîte qu'il est en train de tripoter. Tiens. Elle ne me dit absolument rien, et en plus il n'y a pas de prix, ou bien moi je suis Thaïlandais et Sunan sait parler Coréen. Je rigole quand il me demande le prix, mais moi-même n'en ai aucune idée. « Qu'est-ce que t'insinues ? Si c'est comme ça, je les casserai toutes pour que tu puisses m'accompagner encore et encore ! » Je lui adresse un sourire tendre et franc, mais il n'a pas l'air de cet avis et se stoppe immédiatement dans ce qu'il était en train de faire. Bizarre.

Mais ma tête se décompose et je ne comprends pas ce qu'il se passe, quand il se met soudainement à me pousser plus loin, vers ce qui semblerait être le vendeur. En personne. Le vendeur. Mince Sunan, t'étais pas obligé ! « Euuh, euh.. » Je tousse, me racle la gorge et me redresse. C'est quoi déjà, ce que je cherchais ? « Bonjour. Ce sera pour la même chose que d'habitude, s'il vous plaît. » Je me contrôle tant bien que mal pour ne pas faire virer ma voix dans des tons sarcastiques et m'incline à contre-cœur, conscient du regard de Sunan sur moi. Le vendeur de cette boutique commence à connaître les traits de mon visage par cœur, à force de retourner le voir, et je le soupçonne de m'éviter à cause du fait que je sois Fourchelangue. Quel type ennuyant, sérieusement. Ils n'innovent jamais ou quoi ? Le vieux sorcier m'indique d'une voix mauvaise où aller, et je comprends qu'il n'a pas envie de rester à plus de trois mètres de moi. Que grand bien lui fasse. D'un geste hâtif, je tire sur la manche de Sunan et l'entraîne avec moi au travers des étagères, attrapant la première baguette que je trouve ayant les même inscriptions indiquées que les dires du vendeur. J'offre un sourire complice à Sunan, sincèrement heureux qu'il soit là pour m'accompagner. J'aimerais le lui dire encore et encore, mais il serait peut-être temps que je me dépêche et qu'on se tire d'ici et peut-être qu'ensuite, je repenserais à lui faire mes déclarations de meilleur ami transi. Attrapant le bout de bois que je déloge de sa boîte, je demande à Sunan de s'écarter et fais tournoyer la fameuse baguette en bois noir dans un geste habitué. Comme prévu, c'est une catastrophe. Je n'y peux rien si je suis nul de nature ! Dans un bruit assourdissant, je manque de viser Sunan dans une tentative maladroite, mais je constate instinctivement que je n'ai fait que cramer un tiroir du vieux grincheux à l'accueil. Presque spontanément, je me précipite vers mon ami pour m'excuser. « Ça va ?! Pardon ! Euh.. Sunan ! » J'en perds mon chinois et mélange même le Coréen avec, mais je prends conscience qu'il n'a rien et que je n'ai pas si mal visé que ça. Bon... J'ai peut-être foutu le bordel plus loin, mais on repassera pour ça. « Désolé... Ma baguette réagit toujours comme ça. Ça doit être parce que je suis pas compatible avec la magie, mais concrètement si elle est un peu instable, c'est normal. Haha... Je te promets ! » Je fais des gestes comme pour me protéger le visage, craintif qu'il ne se venge ou qu'il ne me croie pas. Je n'irais jamais user de sortilèges sur Sunan, ma magie est si inconnue que j'en aurais peur de lui faire le moindre mal.

« Hé, hé, mon grand méchant louuup... » Je murmure en Chinois, avec les fameux yeux doux de la future requête. « Le prix, c'est 26 147 98 Wons... T'es pas obligé, mais si jamais... » Je souris d'un air beaucoup trop infantile, tirant à plusieurs reprises sur sa manche comme pour le convaincre. Néanmoins, je ne réalise que trop tard que je lui ai donné le prix en Coréen, simple automatisme, et me pince dans un élan agacé par les aléas des langues l'arête du nez, faisant claquer ma langue contre mon palais. « Je veux dire... 145 Yuans. C'est ça, 145 ! » J'exécute même les gestes avec mes mains pour lui indiquer une somme de 20 et range au passage la baguette dans sa boite, les mains encore tremblantes par la surprise de tout à l'heure. Et si en fait, il n'avait pas d'argent, lui aussi ?  Je viens seulement d'y penser, et je ne devrais pas songer à des situations nous mettant en scène lui et moi, en train de voler et de contourner la dure règle du marchandage. Vraiment pas.
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« the one to catch you when you fall »
Hey, isn't it true, we promised to always be best friends forever, yeah. Words, that you don't need to say, the sad that's on your face isn't hard to see through, I've been there once or twice, it's you that made things right, my turn to be there for you ©️ .bizzle
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Po Ngam Sunan

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Mar 5 Avr - 16:17

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sunan & suyeol
Outfit + Sunan avait beau prétendre qu’il n’avait aucune limite, que personne ne pourrait jamais le retenir ou l’empêcher de faire ce qu’il désirait, il mentait. Ou il n’en avait pas totalement conscience de ses propres chaînes. Sa limite, c’était Suyeol. C’était Jia et Kalya. Sa limite n’était pas un règlement stupide à suivre, ni un code de conduite dans la société. Ce n’était pas l’argent, le silence ou la peur de se débrouiller seul. C’était en partie son meilleur ami. En grande partie. Parce que Suyeol était devenu un bout de lui, il avait pris un bout de sa vie sans lui demander son avis. Il s’était installé, forcé une place à ses côtés jusqu’à lui devenir indispensable. Sunan ne serait plus Sunan sans Suyeol à ses côtés. Il était la raison pour laquelle il ne partirait pas en tournant le dos et sans se retourner, il reviendrait forcément sur ses pas… Il reviendrait le chercher.  La raison pour laquelle l’éternité n’avait pas tant un goût de liberté mais de poison.

Il avait l’impression de vivre dans un monde différent du sien, parfois. La langue ne le dérangeait pas autant, mais la magie était quelque chose qu’il ne pourrait jamais comprendre… Et à l’inverse, Suyeol ne pourrait que lire des choses aux sujets des hybrides, sans ressentir la différence qu’il existait entre eux. Les émotions exacerbées, les transformations. La magie, il n’y avait jamais eu droit. Il était né loup et vampire, pas sorcier… au contraire de Kalya. Et parfois, c’était frustrant de ne pas comprendre. Même s’il n’avait aucun désir pour quelque chose qu’il ne connaissait pas, ne s’embêtant pas d’une envie qui ne serait jamais assouvie, la frustration restait présente...et irritante. Il était hybride, et sa vie était ainsi, mais… Suyeol était un sorcier, comme beaucoup de ses amis. Bien plus que cela, un sang pur, un fourchelangue. Tout le monde semblait décider pour lui du sort de sa magie… Alors que Sunan n’y voyait rien là d’extraordinaire, parler à des serpents, ne prenait pas conscience des préjugés puisqu’il n’avait jamais baigné dedans. Et puis, qui il serait, pour juger les particularités… Il était hybride, d’une mère vélane et d’un père hybride, totalement inconnu. Y avait pas plus ouvert que lui sur la mixité des espèces. Il est juste allergique aux connards. Et des cons, y en a partout, et de toutes les races. Son père le premier.

« j’ai tous les droits … et tu le sais. » Un sourire fier, un sourire qui le défiait de prétendre le contraire. Une envie d’avoir le dernier mot. Une assurance qui gonfle un peu plus son égo démesuré. Il faisait ce qu’il voulait, Suyeol était SON meilleur ami. S’il avait une aussi grande place dans son coeur, en échange pour tant d’importance, il lui appartenait. Il devenait sa propriété. Et à l’inverse… Il avait tous les droits d’être jaloux, comme lui. Même si ça l’arrangeait qu’il soit moins démonstratif que lui.  Dans le simple but de le protéger et le garde égoïstement… Il devenait aussi tordu que Nyima, pour réellement envisager une laisse ? Probablement, il virait taré. A savoir si l’autre mudan ne l’était pas plus que lui, par contre… Une histoire d’alien et un voyage sur mars. Il plisse un oeil, inclinant le menton en cherchant dans son maigre vocabulaire la traduction de tous ses mots. C’était surréaliste, Suyeol était le surréaliste. Un artiste dans l’art des mots et de la conversation. Un artiste, pour arriver à rendre Sunan autant souriant, juste avec le son de sa voix. Au fond, il ne grognait pas si souvent, il suffisait de savoir le caresser dans le sens du poils pour qu’il s’adoucisse, pour qu’il ne prenne pas tout comme une attaque personnelle. Il lève les yeux, ne comprenant de toute façon pas tout...Pratiquement rien. Il était peut-être idiot, mais les voyages sur Mars n’existaient pas encore. Lui, la Corée le tentait bien, la thaïlande n’était pas une idée qu’il appréciait réellement, au fond. Il avait quitté son foyer, celle qu’il avait considéré comme sa mère, sans un mot. Et s’il n’en avait jamais parlé, s’il n’a jamais voulu l’admettre, le poids de la culpabilité était lourde, qu’elle écrasait sa trop grande fierté pourtant. Si un jour il y retournait, ce serait la tête baissée, et le regard coupable. Il y avait mieux, comme idée de fugue… Alors que la Corée, il y avait tout à découvrir et l’idée d’être le seul crétin appelant un autre mec “noona” lui plaisait bien. Lui plaisait beaucoup. En attendant, il se contenterait de ce genre de sortie en ville.  S’il n’était pas contre l’idée de l’accompagner encore à l’avenir et qu’il n’avait toujours rien dit concernant les personnes qui avaient détruit sa baguette, ce n’était pas pour autant qu’il acceptait l’idée que cela se reproduise. Il tique, dans un froncement de sourcil mécontent.  « Ya Nam Suyeol ! »  Il aboie, son regard se détachant de la bôite qu’il inspectait en quête d’un prix pour se pencher vers lui. « T’as pas intérêt à la casser cette baguette… Ou laisser quelqu’un y toucher. »  Qu’il se défende, bon sang ! S’il était assez fort pour avoir Sunan comme meilleur ami, il était capable de réduire n’importe qui en état de poussière. Il était fort. Plus fort qu’il ne le pensait. Et si il cherchait une quelconque reconnaissant de sa part, ce serait bien là-dessus.  

Mais le vendeur vient rapidement les interrompre. Peut-être qu’il n’aurait pas du le pousser vers lui… En détaillant l’échange, il avait vu le malaise et n’avait plus détacher son regard, l’oeil mauvais. C’était quoi son problème ?! Il se contenta de se taire, sans pour autant dévier ses yeux sur autre chose. Même lorsqu’il sent les doigts du mudan accroché sa manche pour le tirer, il ne le fait que lentement, presque à contre coeur, scindant le contact visuel en levant la tête avant de la détourner. Il finit par le suivre, sans un mot et enfonce ses mains dans les poches de son pantalon, observant la longue baguette. Un simple bout de bois, qui s’anima à son premier essai. Il ne s’attendait pourtant pas à ce genre d’attaque, il aurait cru qu’une simple lueur serait apparue, qu’il aurait fait léviter un truc… Mieux, qu’il rétablisse la compréhension entre eux! A la place… Il sursauta, en sentant la chaleur et les flammes apparaître aussi subitement. Il voulait le tuer ?!  Il comprend rapidement que ce n’était pas son intention et malgré tout… Il arrive encore à le faire sourire. C’était pas plutôt ça, son don ? De la vraie magie. Il soupire, écarte ses mains de son visage et cogne légèrement son front contre le sien en guise de punition. « Apprends à viser, babo ! … Je suis un hybride, t’as oublié ? il faudrait plus que ça pour que tu te débarrasses de moi. Mais...t’es sûr que c’est la bonne ? T’es sûr qu’il t’arnaque pas ? » Vu le vieux grincheux qui tenait la boutique, lui il l’envisagerait. Peut-être que c’était juste pas celle qu’il lui fallait ? Il récupère l’objet, pour la détailler, curieux...Et l’agite. Évidemment, rien ne se passe. Il s’attendait à quoi ?  Qu’elle soit truqué ? Ou que, oh par magie, elle fonctionne avec lui ? « hm mouais… »  Il finit par lui rendre, perdant tout l’intérêt. Heureusement qu'il avait pas crié "lumos" ou une autre connerie du genre...

Un rictus. Il essayait de l’amadouer en plus ? Il lève un sourcil, intéressé et attend. Il y gagnait quoi, en échange, à part ses yeux doux ? Non mais franchement, il croyait qu’il le laisserait dans la merde ? Il aurait été prêt à le mordre, ce vieux sorcier, si il lui avait demandé. Il ne méritait d’ailleurs pas leur argent… Argent qu’il...n’avait pas. Quand il lui annonça le prix dans la monnaie chinoise, il ne mit pas longtemps à comprendre qu’il n’avait pas tant sur lui. Ses économies se trouvaient à la banque… Maigres économies d’ailleurs. Il tapote son épaule pourtant, confiant. Il y avait toujours le plan b. « ... T’inquiète pas, je vais m’en occuper. Tu peux attendre dehors. ... Enfin, non. Reste là. »  Il s’éloigne jusqu’au comptoir, vers le vendeur qui attendait qu’on règle la commande...habituelle. Il ne comptait pas partir en volant...Ni en payant, en fait. Et même de loin, il n’avait fait aucun geste pour récupérer son portefeuille, il s'était contenté de se rapprocher du visage du sorcier, le ton plus grave. Il restait plus qu’à espérer qu’il n’ait pas consommé d’aconite… Mais bon, quel hybride ou vampire viendrait voler une baguette ?! Ce n’était que du petit bois pour allumer un feu, à la limite. Ses yeux se plantent dans les siens.  « Vous allez gentiment nous l’offrir, hn ? Celle-ci, et les prochaines aussi. » Dans un commun accord, ses pupilles se rétractent, laissant l’hypnose de l’hybride l’atteindre...Trop facilement. Il répète presque automatiquement, docile et il se redresse, prêt à interrompre l’échange avant de se raviser à la dernière minute… autre chose. « Et quand vous le reverrez… Vous le traiterez avec respect. Vous le traiterez comme un prince, compris ? »  Un nouveau hochement de tête. Bien. Son sourire s'étire et il tourne enfin le dos au comptoir pour aller le retrouver. Autant se barrer vite fait d’ici. Il reprend sa main dans la sienne au passage, ne le laissant plus filer dans cette ville bien trop grande. « Alors, tu m’offres quoi pour ça ? Et me sors pas ton éternelle reconnaissance. »  Il s’était fait avoir une fois...Et ça valait rien.
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Nam Suyeol

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Mer 6 Avr - 0:48

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sunan & suyeol
Outfit + Je serais prêt à faire n'importe quoi, si c'est Sunan à côté de moi. Je serais capable de voler n'importe quelle baguette magique même s'il y a conséquences à la clé ; de faire la moindre bêtise ou stupidité s'il s'agit de s'amuser, et peut-être même de quitter et laisser Meihua derrière moi, un jour, si mon ami venait à reconsidérer la proposition sérieusement. Je voudrais accomplir encore plein de choses avec lui, exploiter ce qu'on n'a pas eu le temps de découvrir, voyager et toujours continuer d'apprendre de l'un comme de l'autre. J'aimerais lui dire qu'il y aura toujours des gens pour lui panser ses plaies du passé, que même si j'ai longtemps ignoré ce qu'était le véritable amour fraternel, j'apprends grâce à lui à le vivre et à le savourer chaque jour qui passe. Je souhaiterais qu'il sache que si son cœur a soudainement trop de mal à supporter ce qu'il a le courage d'endurer silencieusement, il y aura sans cesse moi, il y aura sans cesse nous pour faire en sorte qu'il puisse l'oublier, tout ce concentré de secrets et de culpabilités dont l'existence ne m'est pas si inconnue, mais que je me force tout naturellement à ne pas aborder, simplement par respect pour Sunan. J'apprendrai à connaître la bête, j'apprendrai à la dompter s'il le faut, mais je ne veux en aucun cas en venir à blesser Sunan ou à le faire fuir un jour ou l'autre. Je voudrais tout bonnement qu'il reste avec moi, sans que je n'aie forcément à lui passer un collier autour du cou ou que sais-je ; ce genre de choses dont je ris hautainement, mais qui me rendent en réalité sombre de jalousie, quand je regarde au loin d'un air livide et boudeur Sunan se pavaner avec cette éternelle parure qui le prive de sa liberté. Douce liberté, dont je voudrais voir Sunan jouir. Parce qu'il la mérite plus que n'importe qui d'autre.
Mais Sunan est comme moi. Il est spécial lui aussi, et il est le mieux placé pour me comprendre et me conseiller quand je ne vais pas bien. Je ne laisse pas tout le monde entrer dans ma vie, encore moins voir de près mes plus intimes pensées et mystères. Mais Sunan a été l'un des rares à pouvoir se frayer un chemin dans ma vie saccadée et beaucoup trop complexe à mes yeux et, aujourd'hui, si lui n'est sans doute pas le garçon le plus fiable qu'ait connu Meihua jusque-là, il est pour moi le meilleur ami le plus fiable que moi-même n'ait jamais rencontré. Pour rien au monde je ne l'échangerais pour quelqu'un d'autre.

Sunan me fait rire. Si je l'aime lui en particulier, c'est bien parce qu'il n'a pas besoin de me demander pour savoir que je plaisante et que je ne suis jamais sérieux lorsque l'heure est au divertissement et aux sorties entre amis. Il lit en moi comme dans un livre ouvert et aux pages colorées ; il m'inspire, redessine les traits de mon visage, chasse les idées noires et pose du baume sur mon cœur. Bien évidemment, que je ne compte pas me débarrasser de lui. J'aurais au contraire peur que ce soit lui qui veuille se débarrasser de moi, que ce soit lui qui trouve meilleur que moi et qui décide du jour au lendemain de faire une croix instantanée sur le nom Nam Suyeol. Je le comprendrais, bien sûr, mais je suis un enfant borné, jaloux et peut-être trop attaché. Alors je lui en voudrais. « Bien sûr que c'est la bonne... T'es en train de dire qu'elle est tellement douteuse que forcément, ça doit pas être la mienne ?! » Je m'exclame d'un ton exagéré, une main théâtrale contre le cœur. « Han, la prochaine fois, je sais pas si je te laisse indemne quand même, Sunan... » Je souris, farceur et stupide comme à mon habitude. Sunan a très bon sens et a également raison de se méfier des gens par-ici. Ils ne sont pas tous aussi fréquentables qu'on le pense et, en ce qui concerne ce vieux monsieur aigri de la vie, je serais très bien placé pour l'insulter de tous les noms les plus colorés qui existent. Seulement, je ne le fais pas, parce que mon ami n'a pas besoin que je lui exprime le fond de ma pensée : il l'a directement devinée, à peine le premier contact visuel de créé. En plus d'être naturellement futé, Sunan me connaît assez pour savoir.

En dépit de tout cela, je crois bien que j'ai lu à la dernière minute dans ses pensées et, comme pour confirmer mon doute, je vois l'expression de son visage changer petit-à-petit. Oh, alors c'est donc cela. Ça m'apprendra, à me précipiter comme un gamin fou furieux et à ne même pas consulter mon ami avant toute chose. Pour être franc, de ma vie entière je n'ai jamais pensé à voler. Je trouve que c'est plutôt malhonnête et tout simplement incorrect, parce que je suis étrangement attaché aux morales et à l'éthique, malgré mon manque peu évident d'éducation parentale. Ma tante s'en est tout simplement chargée et, si aujourd'hui je me vois me dire que je suis capable d'agir ainsi avec Sunan, c'est que je dois avoir sacrément confiance en lui. Sacrément confiance pour briser mes principes et me recevoir une bonne claque derrière la tête, quand on apprendra le phénomène. « Ah.. Oui, d'accord. Je sais pas ce que tu comptes faire, mais bonne chance ! » Je l'encourage d'une voix soudainement plus douce et lui adresse un sourire lumineux, avant qu'il ne s'éclipse pour me laisser seul à travers les couloirs saturés de baguettes magiques en tout genre. J'ignore ce qu'il a derrière la tête mais autant le laisser opérer, parce que je sais que ses éclairs de génie peuvent parfois sauver une situation. C'est un hybride brillant, après tout, et je pense honnêtement que son potentiel n'est pas exploité correctement.

C'est lorsque je me mets à chantonner quelque chose de très intéressant et à déambuler un peu partout que je sens une présence soudaine derrière moi, puis un quelqu'un me prendre de nouveau par la main. Je suis de nouveau surpris et pense avec amusement à l'interdiction que je lui ai imposée, mais Sunan ne change pas. En aucun cas. Il aime aller à l'encontre des règles et des avertissements, et défie l'autorité tout comme il se joue de ses amis. Tout comme je me joue aussi des miens. Je le laisse me guider en me forçant tant bien que mal à suivre la cadence de ses pas, ne défaisant jamais la pression commune qu'il impose à nos deux poignes entrelacées. Il a l'air pressé et préoccupé, et je l’interroge du regard mais il n'a pas l'air de vouloir me lâcher la main, ni même penser à ralentir sa course. Quand nous quittons l'établissement, j'ai juste le temps de remarquer que le marchand ne nous adresse pas un mot, et qu'en prime, Sunan a avec lui la baguette que j'avais choisie. La curiosité me pique soudainement, mais c'est lorsque nous rencontrons l'ambiance animée de l'extérieur qu'il me prend de court et que je l'écoute alors attentivement, la main toujours liée à la sienne. « Ce que je vais t'offrir ? Ah, hm... Mon éternelle reconnaissance, peut-être ? » C'est la vérité, après tout. Il l'aura, il l'aura toujours, monsieur le Thaïlandais. Mais peut-être était-il temps d'innover ? Je tiens à être quelqu'un d'original, et si je veux être génial plus tard, alors il faudra commencer par ça. Je finis par glousser gravement à ma propre idiotie, un léger éclat d'amusement sur le visage. Presque instantanément, je reprends mon calme et me mets à observer autour de moi, les joues tout à coup pourpres sans que je ne sache pourquoi. L'air de la saison se montre étouffant, ces temps-ci. « Sunan-ah... » Je me mets spontanément à murmurer en Coréen, me tournant mieux vers lui pour pouvoir le regarder de là où je suis. S'il continue de grandir comme ça, je vais bientôt devoir lever les yeux ! Gardant mes doigts dans les siens, je me mets sur la pointe des pieds et dirige ma main de libre vers ma joue, tapotant ma pommette d'un doigt quémandeur en sa direction. « Sunan-ah, kiseuhae juseyo ! » Je tends la joue, bien décidé à lui offrir un bisou goût Coréen, mais je ne sais vraiment pas comment j'arrive à rester en place alors que mes joues sont des cocottes minute et que j'ai une envie immense de sourire. J'ai l'amusante impression de passer pour une de ces Coréennes aux bouches mignonnes pour leur oppa, et même si certains s'en seraient sentis ridicules, je trouve ça plutôt drôle. Au final, je détourne bien vite le plan initial et passe mes bras autour de ses épaules, en m'accrochant à lui comme s'il était mon point de chute, l'attirant contre moi en le serrant fort. Par-delà le contact, par-delà une quelconque récompense ou offrande, je lui dis tout ce que je garde sous silence. Je lui dis tout ce à quoi je pensais plus tôt. Et je ne le remercie pas seulement pour sa gentillesse, mais surtout parce qu'il est là, avec moi, et dans un sens, aussi parce qu'il existe.

Je le garde encore un instant contre moi, massant comme à un compagnon canidé et affectueux la naissance de sa chevelure, avant de me séparer de lui et d'imposer une nouvelle proximité, plus cordiale. Je ne cherche pas à rétablir un contact visuel que je me saisis de nouveau et furtivement de sa main, l'entraînant avec moi à travers la foule. Je prie plutôt intérieurement pour qu'il ne se souvienne pas de cette demande formulée en Coréen. Si ça se trouve, il n'a rien compris... Mais ça reviendrait à dire qu'il est complètement stupide, sur le coup, et ce n'est pas vraiment le cas. Allez, ça passera. En parvenant à me sortir de cette foule interminable pour une allée plus tranquille, mon regard est instinctivement attiré par une vitrine et je m'émerveille à moitié en y voyant ce qu'il y a. « Sunan, regarde ! C'est la version chat de Kovu, tu trouves pas ? » De là où je suis, je désigne du doigt un chat miaulant derrière la devanture du magasin, étrangement ressemblant à l'animal de compagnie de Sunan, avec lequel j'avais été impunément comparé. « Tu veux pas qu'on offre quelque chose à Jia ? Elle serait contente. Enfin, peut-être une autre fois vu qu'on est tous les deux fauchés comme les blés... Mais ça vient juste de me venir, et ça lui ferait sans doute plaisir. » Je me tourne vers lui, lui adressant un sourire en coin. Je les aime vraiment beaucoup, ces deux-là.
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« the one to catch you when you fall »
Hey, isn't it true, we promised to always be best friends forever, yeah. Words, that you don't need to say, the sad that's on your face isn't hard to see through, I've been there once or twice, it's you that made things right, my turn to be there for you ©️ .bizzle
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Po Ngam Sunan

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Dim 17 Avr - 2:21

being your soulmate
sunan & suyeol
Outfit + Suyeol n’avait pas besoin de parler. Il n’avait pas besoin de définir ce qu’il pensait, de traiter le crétin qui lui a jeté un mauvais regard ou même de lui dire merci. Sunan le savait, il les voyait; ses détails pourtant anodins, invisibles pour un simple passager dans leurs vies... Lui, il les remarquait. Il avait appris à les discerner, sous ce flot de paroles, sous chaque expression qu’il tirait, chaque jeu qu’ils entreprenaient. Étrangement et presque ironiquement, il n’y avait que dans les longs silences qu’ils étaient bien plus sincères. Parce qu’il n’avait jamais su mettre en avant les mots les plus importants. Il n’avait jamais su lui dire à quel point il lui faisait aimer sa vie à Meihua, à quel point il comptait pour lui. A quel point il avait besoin de lui. Sunan n’avait jamais aimé les mots, préférait de loin les gestes. Il préférait échanger un regard ou un sourire, en espérant qu’il comprendrait la signification. Il ne lui avait jamais demandé, pourtant, il avait cette impression que c’était le cas, qu’ils étaient connectés, d’une certaine façon. Sans comprendre pourquoi, sans même vouloir chercher à partir de quand, Nam Suyeol était devenu si important pour lui; un pauvre thaïlandais paumé en Chine, paumé dans sa vie. Il prétendra toujours être venu pour le sauver. Mais, au fond, ce n’était peut-être pas la vérité, celui a sauvé n’était pas celui qu’il pensait.

Il aurait du s’en douter.  Il lève les yeux dans une expression exaspérée,  mais malgré ça, malgré sa réponse évidente, il ne peut pas empêcher ses lèvres de s’étirer dans sourire amusé. Il tirait moins facilement la tête et jamais très longtemps, quand il s’agissait de Suyeol. Alors que pourtant, l’hybride était très facile à irriter. Une seule parole suffisait, tout dépendait de la personne qui s’adressait à lui. A ne pas demander son éternelle reconnaissance, c’était à coup sûr recevoir… Son éternelle reconnaissance. Cela ne l’intéressait pas, il sen foutait, n’en avait pas besoin. Il ne voulait pas de gratitude, parce que c’était naturel; il ne le laisserait jamais dans la merde, ni ne lui tournerait le dos lorsqu’il lui demandait de l’argent, même si lui-même n’en avait pas. Il ne lui dirait pas de voler, il le ferait pour lui. Il prendrait sa mauvaise conscience, pour alléger le poids sur ses épaules. Il le protégerait toujours. On pouvait bien croire qu’il n’est qu’un clebs capricieux et grincheux, qu’il n’était qu’un gosse arrogant avec un peu trop de chance...  l’amitié avait toujours été sa valeur la plus précieuse. Il souffla un babo, se pinçant les lèvres pour retenir son propre sourire et secoua vaguement la tête dans un refus catégorie, l’incitant à retenter son coup. Par pur plaisir de jouer encore, n’attendant pas une réelle compensation pour le petit tour de passe-passe dont il avait usé dans la boutique. L’hypnose ne lui coûtait rien et facilitait bien sa vie, pour peu qu’on ferme les yeux sur certaines autres valeurs. Mais lorsque l’on a l’éternité devant soit, et si peu de moyens, on en fait bien vite l’impasse. De là à croire qu’il avait un don dans l’art de...De quoi, d’ailleurs? Être un hybride ?  Il n’en était qu’un parmi la foule d’étudiants. Sa force n’était extraordinaire qu’aux yeux d’un humain. Il n’était exceptionnel que par ses gênes de vampire croisé à celui d’un loup...Que par son père dont il ne connaissait même pas l’existence. Il n’était exceptionnel que dans l’art d’être un parfait crétin, et ça, ça n’avait aucun lien avec sa nature.  Il arque un sourcil, détaillant chacun de ses gestes, son doigt désignant sa joue et dans l’attente d’une réaction de sa part. Mais Sunan ne bouge pas, Sunan se contente de cligner des yeux,d’incliner son visage. C’était son cadeau, de le laisser l'embrasser ? Il ne dit rien, alors qu’il aurait pu relever la couleur de ses joues d’un rouge cramoisi, le taquiner sur son embarras plus qu’évident, mais Suyeol ne lui en laisse pas vraiment le temps. Lorsqu’il comprend enfin et se décide à entrouvrir les lèvres, c’est déjà trop tard. Son regard se détache du sien et sa main se délie de la sienne. Ce qu’il crut être un geste de recul fut, au contraire, un rapprochement, le laissant nouer ses bras autour de son cou. Pris par son incompréhension et la surprise, il n'avait rien vu venir. Il se sent simplement attiré contre lui et consent, se penchant afin de lui laisser trouver son appui. Suyeol n’était vraiment qu’un idiot. Un idiot qui le surprendrait constamment et, surtout, un idiot qui l’attendrissait au moment où il s’y attendait le moins. Ses bras bougent enfin, sa main remonte contre le haut de son dos et il soupire contre son cou, conservant ce silence, l’appréciant. Là, au milieu des rues animées de Changsha, il n’entendait rien d’autre que les battements de son corps, apaisé par cette simple caresse contre sa nuque. Appréciant beaucoup plus qu’il n’oserait lui avouer.

« tu savais pas quoi m’offrir, pas vrai ? » Un ton plus doux, plus bas et il desserre sa propre prise dans un accord mutuel, lorsqu’il le sent faire de même. Pour briser cette ambiance trop sérieuse, trop embarrassante pour qu’il n’y reste plus longtemps. Il retrouvait une zone de confort par le billet de la taquinerie, plaisantant sur ce geste qui les rendait tous les deux gênés, et prétendant ne pas l’être du tout.  Sa main se lie naturellement à la sienne, sans qu’il n’en prenne réellement conscience et il se laisse de nouveau tirer. Suyeol semblait tout autant pressé, à détourner l’attention sur autre chose, chassant ce moment du présent pour revenir au naturel. Il aurait du s’arrêter là, laisser l’étreinte comme un souvenir du passé et rétablir une discussion plus enfantine. Et pourtant, il s’arrête après quelques pas. « Suyeol...ah ? » Il n’avait jamais compris le fonctionnement du coréen, de sa grammaire, de ses règles, du code de conduite ou même des politesses… Il ne faisait que copier ce qu’il entendait, sans réellement chercher à apprendre. Peu sûr pourtant, il profite d’attirer son attention pour rapprocher son visage du sien, réduisant de nouveau l’espace qu’ils avaient réussir à remettre en place. Il franchit les quelques millimètres qui les séparaient, posant ses lèvres contre sa joue dans un baiser furtif. « kiseuhae juseyo » Il n’avait pas oublié. Il croyait franchement qu’une fois séparé, il ne se souviendrait pas de ça ? Fier de lui, sourire narquois d’apparence, il se redresse comme si de rien était.

La foule ne le dérangeait pas vraiment. Le bruit, il apprenait à le filtrer, mais il ne pouvait pas nier ressentir un certain soulagement à emprunter une rue un peu moins bondée, marchant plus tranquillement après lui. Il aimait se laisser tirer, en fainéant, se laissant guider puisqu’il n’avait aucune idée de la liste de course du mudan. Mais un chat, il était pourtant certain qu’il n’avait pas besoin d’un autre familier que Chen. Il incline la tête et se tourne vers la vitre qui le sépare de l’animal. La version chat de Kovu. Du moins, il tente d’y trouver une similitude. Ouais, il s’agissait bien de deux grosses boules de poils blanches. « Ha ? un très petit Kovu … Il impose beaucoup moins que lui. » Et il était bien plus propre, aussi. Lors de sa première rencontre avec le husky, il n’était qu’un chiot traînant entre deux poubelles, cherchant un probable petit déjeuner. Ses poils,sales, reflétant les galères qu’il avait du affronter pour percer un pauvre sac. Au moins, ce chat semblait en de meilleur condition. Son regarde se détourne de la vitrine en entendant le prénom de Jia. Encore une fois, il ne comprend que la moitié de ses mots, et l’ensemble du message qu’il veut lui faire passer. Évidemment, qu’elle apprécierait, si seulement leurs comptes en banque n’étaient pas si vide. Il grimace, se massant la nuque de sa main libre en réfléchissant. Les idées cadeaux, c’était pas son fort. Il suffisait de voir ce qu’il avait offert à Suyeol pour son anniversaire… Une peluche.  « Je veux bien mais...t’as une idée de cadeau pas cher ? ... On peut lui offrir un câlin. » Ok, c'était le cadeau du pauvre. Mais, hey, il avait pourtant bien fonctionné sur Sunan... «  Sauf si tu veux aussi lui offrir ta joue ? » Ce même sourire narquois et provoquant, ce même sourire qui le titillait gentiment et dont il ne pouvait s’empêcher d’aborder constamment. Trop heureux de sa connerie, sans doute. Peut-être qu’il n’était pas original... Non, c’était certain, il ne l’avait jamais été. Cependant, il désigna ce qui les avait forcé à s’arrêter. « Hey Suyeol… le chat ? Jia adore les chats. » Il arque un sourcil, pour appuyer son interrogation. Avec le nombre d’animaux de compagnie au château, on ne les embêtera pas pour un deuxième compagnon à nourrir et avec un ruban autour du coup, il serait le parfait cadeau. Il pousse la porte, y entraînant son meilleur ami à l’intérieur et salue vaguement le vendeur avant de se diriger vers l’objet de leur intérêt. A nouveau, il brise le contact physique et s’accroupit face à la vitre qui le sépare, le chat s’étant tourné vers l’intérieur, suivant leur entrée et quémandant probablement de l’attention. Il lève le menton dans un faux air menaçant et appuie son index en direction du concerné. « Ya. Tu feras pas le chef avec moi, hn ? »  Il ne se ferait pas avoir par d'autres yeux de chat potté. Même s’il s’agissait du possible cadeau de Jia, il devra apprendre à lui obéir. Comme Kovu. Lui qui n’a jamais obéi à personne, s’en était presque ironique. Il reste à cette hauteur, levant les yeux vers l’autre mudan, pour une fois bien plus grand que l’hybride. « Alors, t’en penses quoi ? Il sera un bon petit frère pour toi. » D’ailleurs, il votait pour ce prénom. “P’tit frère”. Ou "Suyeol Junior", tiens. Ouais, bon, pour les noms, il était pas plus orignal...

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    I'M BIGGER THAN THESE BONES ◇ Fate is like a small sandstorm that keeps changing directions. You change direction but the sandstorm chases you. Over and over. Why? Because this storm isn't something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. endlesslove

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