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 [Flashback] Love hurts; ft. Sunan

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Li Cao Lu

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Jeu 17 Mar - 22:14

« Tu aurais un stylo à me prêter ? » À côté de son casier, la jeune femme refermait celui-ci alors qu’un élève inconnu lui avait adressé la parole. Un sourire aux lèvres et très polie, elle acquiesça en se penchant pour chercher l'objet désiré dans son sac, à ses pieds, alors que certains par flemme aurait nié avoir un stylo avec eux. Elle était toujours ravie de pouvoir aider un peu, si cela pouvait la faire être plus appréciée et avoir une réputation autre que l’hybride qui a des difficultés à se contrôler. Les filles de l'école ne l’aimaient déjà pas vraiment. Elle était jolie sans l'ignorer, pouvait porter un uniforme différent des autres sans avoir de soucis grâce à l'hypnose et avait du succès auprès des garçons. Une chose qu'elle savait aussi. Pourtant, elle s'en fichait. Elle aurait pu jouer de ça, mais l'idée ne lui était jamais venue à l'esprit. Parce qu'elle avait un petit-ami, qu'elle aimait énormément. Elle aurait pu se servir de cette popularité pour s'assurer du fait qu'il l'aime toujours autant en le jugeant par sa jalousie, mais il démontrait déjà celle-ci sans qu'elle l'ait prévu. Elle pensait déjà avoir tout vu, après elle mettait toujours tout en œuvre pour le rassurer. L’hybride était soumise, à défaut de détester les conflits et elle était surtout d'une fidélité sans failles, elle ne risquait pas d'avoir d'écarts de comportement. Elle, elle n'en aura pas. La jeune femme se redressa, le stylo en main, un sourire aux lèvres qui s'estompa rapidement. Elle n'eut pas le temps de dire qu'elle avait trouvé l'objet, triomphante, qu'elle se trouvait face à Sunan, l'homme qu'elle aimait, en train de se battre avec l'élève qui ne faisait qu'attendre patiemment son prêt. À vrai dire, il n'avait pas vraiment l'air de savoir comment réagir. La jeune femme non plus. Elle mît quelques secondes avant de se rendre compte qu'elle devait faire cesser ça. Elle se plaça donc entre les opposants, ne craignant pas de recevoir un coup par mégarde et retenu Sunan, le regardant dans les yeux. « Arrêtes. » lui ordonna-t-elle calmement. Après un coup d'œil à la victime, elle jugea bon de l'emmener à l'infirmerie. Elle le sentait. Il saignait. Elle adressa un regard déçu à sa moitié avant d'aider l'élève à se relever pour le conduire aux soins. Elle était déçue de la régations de Sunan, qu'elle ne comprenait pas. En se baissant, ses sous-vêtements avaient-ils été visible au point que son camarade en profite pour se rincer l'œil ? Elle l'ignorait. Il était jaloux possessif pour tout. Ce qui ne l'avait pas dérangé, au contraire. Cao Lu qui recherchait la sécurité avait été sûre de trouver une lui une personne sincère, surtout après tout ce temps où il avait attendu après elle sans que ses sentiments ne changent. Mais plus rien allait en ce moment. Elle le savait mais elle préférait fermer les yeux, en se disant que ça ira mieux. Pendant ce temps, tout empirait. En chemin, elle l'hypnotisa, faisant croire au garçon que par un manque de contrôle, c'était elle qui l'avait agressé. Parce qu'elle était déjà connu pour ça et qu'elle ne risquera que des tours gratuits chez le psy de l'école. Elle aimait trop Sunan pour qu'il ait des problèmes.

Il avait été trop loin. Elle avait du mal à le reconnaître, mais ils devaient avoir une conversation. Pourtant elle avait trop peur de là où ça les mènerait. C'était devenu beaucoup trop grave maintenant pour être ignoré, pour contourner le problème. Cao Lu ne pouvait pas encore une fois arrondir les angles. Voilà pourquoi elle lui avait donné rendez-vous. La nuit, parce que c'était plus tranquille, personne ne viendrait les embêter. La nuit, parce que c'était dans leur nature. La nuit, parce qu'il sera pour eux plus difficile de se voir, de voir leurs expressions faciales. Elle avait laissé ressentir, le fait qu'elle savait que cela n'allait pas. Elle n’en était pas devenue distante, parce qu'elle n'arrivait pas à se passer de lui mais elle essayer de toutes ses forces de redresser le naufrage imminent. Dans le jardin, elle y était allée en pyjama ; chemise de nuit et duvet dans lequel elle se blottissait, assise sur un banc. D'après elle, le pyjama était la seule forme d'affirmation vestimentaire qu'ils avaient, ce qui n'était pas totalement faux. Le fait qu'elle soit d'ailleurs une créature surnaturelle l'aidait à ne pas avoir beaucoup froid. Elle attendit patiemment l'arrivée de Sunan, qu'elle entendit de loin alors qu'une question lui brûlait les lèvres. « Pourquoi ? » Pourquoi un aussi grand attachement à son égard, une fidélité remarquable alors qu'elle se trouvait dû banalité mortelle et que la seule dont elle puisse se vanter était d'être sa petite-amie ainsi que d’être jolie. Parce que si elle se rabaissait à tout les niveaux, on ne pouvait pas lui enlever le luxe de penser servir juste pour la décoration, sans prendre la poussière.


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Po Ngam Sunan

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Ven 18 Mar - 21:09





sulu
« love hurts »

Il avait longtemps cru que l’amour était un sentiment de bonheur. Qu’aimer signifiait être heureux. Par définition, et dans les livres, on ne parlait que des bons côtés, mais on ne parlait pas des autres définitions, des différents sentiments. On n’expliquait pas à quel point le coeur était complexe et le couple, un travail.  Oh ils avaient été heureux. Il ne s’était jamais senti aussi heureux que le jour où Cao Lu avait enfin accepté d’être sienne. Après des années à l’observer de loin, à envier d’être à ses côtés… A ressentir son coeur se serrer si douloureusement. Elle avait soulagé cette souffrance, et avait fait de lui l’homme le plus heureux de Meihua. Mais en libérant cette envie, encore craintive et nouvelle, elle laissa libre à ses sentiments de grandir, sans retenue. A l’époque, il croyait qu’il ne pourrait jamais aimer à un tel point. Il n’avait pas tort, il l’avait aimé si fort, qu’il en avait perdu le contrôle.

Tout dérapait. Il le savait, il le sentait. Lui et Cao Lu. Enfin non, surtout lui. Il n’était plus “lui”. Il n’était plus celui qu’elle avait connu, qu’elle avait aimé. Tout avait changé. Ce n’était plus là que les ruines de leur relation, ce que Sunan avait détruit et Cao Lu tenté de reconstruire. Ça ne fonctionnait pas. Ça ne fonctionnait plus depuis longtemps… Mais ils s’accrochaient, tous les deux. Refusant de voir l’évidence, refusant de baisser les bras. Refusant de lâcher prise. Il refusait de la perdre, il se berçait d’illusion. Ce n’était pas tant grave, après tout. Beaucoup d’hommes étaient jaloux, ou possessifs. Mais sans doute pas à un tel point. A partir de quand, leur relation avait changé ? Il n’aurait su le dire. Un mois ? Ou beaucoup plus. Avant, il aurait été fier qu’on la regarde, et fier de dire qu’elle l’avait choisi. Avant, il lui faisait confiance. Il ne se serait pas emporté pour une histoire de stylo emprunté, il n’aurait pas même écouté leur conversation. Ça l’avait rendu dingue, qu’il pose les yeux sur elle, qu’il puisse imaginé une quelconque éventualité… Avec elle, avec sa femme. Son poing avait claqué, il l’avait collé au mur sans qu’il n’eut le temps de retourner l’objet. Sa raison avait fui, loin. Il aurait pu se faire exclure, si cela s’était ébruité. Mais comme toujours, comme fidèle à sa nature, Cao Lu l’avait sauvé de cette situation. Une fois de plus. A défaut d’arriver à les sauver, eux.

C’était trop douloureux, pour elle comme pour lui. Il pouvait sentir la fin, elle le lui avait montré des signes. Mais il venait encore d’empirer la situation. Encore et toujours, ils s’enfonçaient un peu plus, Sunan la tirait dans les profondeurs d’un amour malsain, et inconditionnel. Un amour sans condition, sans règle, ne pouvait qu’être chaotique. Il fallait qu’ils parlent. De loin, il pouvait discerner sa silhouette blottie contre le banc et il n’avait pas bougé. Il était figé, parce qu’il savait ce qu’il allait s’y produire. Ce soir, Sunan allait devoir la laisser partir, il allait devoir lâcher prise. Et qu’il soit hybride ne changeait rien à ce sentiment… Il était terrifié. Il fit enfin un pas. Le seul qu’il lui fallut pour commencer à la rejoindre et s’asseoir enfin à côté d’elle.  Pourquoi ? Pourquoi. Il crut qu’elle parlait d’autre chose, il ne croyait pas avoir à lui citer les raisons qui l’avaient fait tombé amoureux d’elle. Il entrouvrit les lèvres, mais pas un son n’en sortit. Il n’avait pas de mot, pas de réponses. Il ne savait pas… Il ne savait pas ce qui déconnait chez lui.  « Parce que je t’aime. » Vraiment?  Est-ce qu’il l’aimait? Est-ce que c’était réellement ça, l’amour dont tout le monde parle? Etre en colère sans arrêt, avoir cette peur de la perdre constamment, et cette voix qui lui susurrait ses craintes, à longueur de temps? Qu’elle allait le quitter… Presque ironiquement, son comportement qui n’allait qu’en s’aggravant, l’aurait sans doute pousser à le faire d’autant plus vite. Sunan agissait à l’opposé de ce qu’il aurait du faire. C’était connu, après tout, Sunan ne prenait jamais les meilleurs choix. Il n’était pas un bon choix.  « et ça me rend dingue…» Son souffle était court, sans raison. Son coeur se serrait et il passa nerveusement sa main dans ses cheveux en détournant les yeux. Il détruisait tout… Et il la détruisait elle. Cao Lu, il l’aimait beaucoup trop. Et sous ses actions incontrôlées, il n’oubliait pas la femme dont il était tombé amoureux. Celle avec qui il avait longtemps cru faire un long chemin ensemble. Elle méritait beaucoup mieux que lui. Elle méritait l’amour, le vrai. Celui qui ne faisait pas autant mal. « pardonne moi ma belle… je suis qu'un crétin. » Lentement, il réduisait l’écart, s’approchait enfin pour l’attirer contre lui. Encore un peu. Comme si cela suffirait à se faire pardonner… Il savait que non. Cependant, ça ne l’empêchait pas de vouloir la prendre dans ses bras. Surtout maintenant. Ses mains se posent sur ses joues, écartant d'une caresse ses mèches de cheveux, et il cherche son regard. Désespérément et presque suppliant. Il savait ce qui était mieux pour eux, bien qu’il n’arrivait pas à s’y résigner. « Ça n’arrivera plus, je te le promet... » Ils avaient tentés tellement de fois, que l’idée d’essayer encore aurait du lui paraître ridicule. Il était ridicule.


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Li Cao Lu

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Mer 23 Mar - 14:14

Elle aurait voulu qu'il reste loin d'elle, encore un moment. Assez longtemps pour qu'elle puisse se rétracter, faible comme elle était, et s'en aller, avant qu'ils ne doivent échanger des mots douloureux. A quelques secondes près, elle l'aurait fait. Cao Lu n'était pas faite pour les situations difficiles, elle était faite pour vivre dans un monde rose où on lui mâchait le travail, où elle n'avait aucune décision à prendre, se laissant porter par la vie qui était si simple jusqu'à présent. Elle avait hésité à ne pas venir aussi, le plantant là, seul face à la réalité. Ne rien lui dire, lui faire comprendre en silence que ce n'était plus possible. Les mots étaient bien trop dur, trop cruels. Le mieux selon elle était de s'en aller, de l'éviter sans aucuns autres signes prouvant que leur relation n'avait plus de sens. Sans le lui dire aussi, parce qu'il devait bien le savoir. Cao Lu devenait banale à mesure que les mois passaient depuis que tout se dégradait, elle n'essayait même plus de le séduire comme avant, elle voyait que le faire ou non ne changeait rien. Dans un sens cela devait le rassurer aussi, plus personne ne poserait les yeux sur elle. Mais elle le vivait mal parce que malgré tout elle aimait être le centre de l'attention pour les deux seules qualités qui pouvaient être reconnues chez elle : sa gentillesse et sa beauté.

Pourtant elle devait y faire face. Il était là et elle devait trouver quelque chose à lui. Pourquoi c'était à elle d'avoir le rôle de la méchante ? Elle n'avait pas envie de faire ça. Elle n'avait pas envie de quitter ce banc, ensuite, et de s'en aller, pour de bon. Ce n'était pas à elle de prendre des décision. Cao Lu ne prenait jamais de décision. Les autres le faisait pour elle. Mais si depuis tout ce temps Sunan n'avait rien dit, il ne le fera certainement jamais. L'un des deux devait se mouiller. Elle voulait que ça se finisse, une bonne fois pour toute, s'en aller pleurer loin, très loin, pour ne pas prendre le risque de convertir sa tristesse et en colère et la retourner contre un innocent. Les élèves avaient déjà tellement subi, elle était presque bipolaire... Elle aussi avait tellement subi. Mais elle voulait qu'il lui dise pour elle, parmi toutes ces filles à l'école, pourquoi elle qui n'avait rien de particulier le rendait ainsi. Depuis le début il l'aimait, alors même qu'elle était avec Lu Ka, rien ne l'avait arrêté, pas même ces années où malgré le fait qu'elle n'ait plus personne d'en sa vie, elle l'avait fait attendre. Sagement, il avait attendu qu'elle se décide sans même qu'elle lui montre que ses sentiments grandissaient. Elle avait agi comme avec n'importe lequel de ses amis masculins et lui était toujours là. C'est un homme comme ça, qu'elle devait laisser partir ce soir, alors qu'il devait être le seul à agir ainsi sur cette Terre.

Elle le savait qu'il en devenait dingue. D'un côté, elle culpabilisait parce qu'elle se disait que malgré les sentiments qu'elle éprouvait pour lui, elle ne l'aimait pas à ce point. Elle n'avait jamais ressenti de la jalousie, car il était jaloux pour deux, et qu'avec cette possessivité qu'il lui témoignait, elle était sûre qu'il ne regarderait jamais les autres filles comme il la regardait. Cao Lu lui pardonnait déjà tout. N'importe quoi. Ce n'était pas elle qui lui dirait un jour qu'elle lui en voudra. Se dresser contre lui ? Jamais. Pas par peur. Mais parce que c'était dans son caractère. Alors sa demande en était presque ridicule car depuis le matin, elle avait déjà oublié ce qui s'était passé. La jeune femme retira doucement ses mains de son visage. Elle ne voulait pas qu'il la touche, elle était bien trop faible pour supporter sans craquer un quelconque contact physique. Parce qu'elle avait déjà envie de se blottir dans ses bras. Elle avait envie de le croire aussi, croire que plus jamais cela arrivera, qu'ils allaient repartir se coucher et que le lendemain tout ira bien dans le meilleur des mondes. Mais c'était être naïf. Cao Lu n'avait pas envie de faire ça. Vraiment pas. J'ai eu des calmants à l'infirmerie, je les ai mis dans ta chambre, au cas où. Parce qu'elle avait déjà la dose de son côté, et que ce n'était pas elle qui avait perdu son sang-froid pour une fois. Elle préférait ignorer ses mots. Si elle y accordait trop d'importance... Elle y repensa et des larmes se mirent à embuer ses yeux. Elle détourna la tête, elle n'avait pas envie qu'il voit ça mais sa voix la trahissait. Pourquoi tu m'obliges à faire ça ? Elle avait probablement tenté de changer plein de choses discrètement pour qu'il puisse ne plus vouloir d'elle. Pour que se soit à lui de se séparer d'elle, pas l'inverse, parce qu'au fond d'elle, elle n'en avait pas envie. Il faut que je fasse quoi, pour que tu ne me désires plus ? Pour que tu ne veuilles plus de moi ? lui demanda-t-elle, en osant enfin le regarder dans les yeux même si ses mots étaient tremblant, autant que sa lèvre inférieure. Une boule se forma dans sa gorge sans qu'elle ne puisse rien y faire et les larmes se mirent à couler, déjà. Alors que ce n'était que le début. Mais Cao Lu était trop faible, trop sensible.


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Po Ngam Sunan

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Sam 26 Mar - 1:55





sulu
« love hurts »

Il savait. Il savait que ça ne pouvait plus continuer ainsi, qu’ils ne pouvaient pas continuer à emprunter ce même chemin. Sa raison savait, son coeur lui résistait. Il résistait de toutes ses forces, il continuait de battre plus fort que sa raison, pour la faire taire. Et lors de ses rares moments de lucidité, il se laissait convaincre. Il se laissait séduire par l’idée de la simplicité, du choix le moins douloureux… D’essayer encore une fois. Parce que la suite lui faisait peur. Il savait que cette douleur qu’il ressentait, ne serait rien comparée au moment où il l’aurait totalement perdue. Au moment où il prononcerait ses mots, que tout serait fini, il serait seul, avec le chagrin. Et c’était le plus terrifiant, d’y faire face. D’abandonner ce qu’ils avaient construit et l’avenir qu’ils avaient envisagé. De continuer à avancer sans elle. Même en se persuadant, même en se berçant d’illusion...Son coeur avait toujours gagné. Il l’avait convaincu de s’accrocher, juste un peu. Encore un peu. Un peu plus longtemps… Jusqu’à les user. Il savait qu’elle était la plus à plaindre des deux. Il savait qu’il n’était pas évident à gérer, qu’il faisait le plus d’erreurs et qu’il avait beaucoup à se faire pardonner… Et qu’il n’agissait pas comme un adulte. Il faisait l’enfant à plaindre, et revenait la tête baissée en demandant pardon, en se plaignant. Mais rien ne changeait. Tout s’empirait, même lorsqu’il essayait… Alors il avait cessé d’essayer, lui aussi. Il avait sans doute cessé de se battre contre ses démons, en comprenant que c’était vain. Dans un paradoxe malsain, croyant qu’il pourrait continuer ainsi tout en sachant que c’était impossible.

Il voulait la toucher. Il voulait la prendre dans ses bras. Parce qu’il cherchait à échapper à sa raison, et se rassurer plus qu’il ne voulait la rassurer elle. Échapper et fuir à la réalité étaient devenus son quotidien… Mais il ne pouvait plus fuir. La prochaine fois, ce serait pire. Il ne ferait pas qu’envoyer un mec à l’infirmerie… Il le tuerait, il se ferait expulser. Ils atteindraient les extrêmes, qu’ils avaient aujourd’hui frôler. C’était la limite, la seule qui leur permettrait de se sauver tous les deux. Il fronce les sourcils, mais il n’émet aucune résistance, il la laisse faire, retirant ses mains, interrompant le contact...Elle lui échappait. Les cachets, il ne fit hocher doucement la tête, avant de se figer. Pourquoi il l’obligeait à faire...Quoi, rester avec lui ?  « je...t’oblige ?»  Il eut un rictus, dans un réflexe d'autodéfense.  Lorsque l’on pointait la faute sur lui, et qu’il était prêt à renvoyer la faute ailleurs. Mais la vérité était bien trop forte pour qu’il ne la nie, perdant aussi vite cette expression pour un visage plus neutre, plus triste et enfin plus calme. Il l’obligeait. Il lui faisait endurer leur histoire. Il lui avait fait croire qu’il gérait, alors qu’il n’avait jamais rien géré. Il était pas un mec pour elle, au final...Elle qui avait attendu si longtemps pour s’en assurer, avait pu se rendre compte à quel point elle s’était trompée sur son compte. Leur belle histoire, il l’avait détruite. Ils auraient pu vivre heureux, tous les deux.

Son coeur se fissura, en voyant les larmes de la femme qu’il aimait. C’était l’effet d’une claque, qui le forcait à revenir dans la réalité. La triste réalité, où leur couple s'essoufflait. Le poids de la culpabilité se fit ressentir, plus lourd que jamais, et il attrapa ses mains, plus doucement, dans les siennes en baissant les yeux. Comment aurait-il pu continuer à lui faire face, alors qu’elle pleurait? Il n’en était pas capable. Et pourtant, ses mains qu’il tenait, il ne voulait pas les lâcher. Il se mordit violemment l’intérieur de la joue pour ne pas craquer. Pour que cette douleur fasse taire la moindre illusion d’un espoir. Il n’y en avait plus. « Non...je vais le faire.»   Il serait le responsable, celui qui ferait le pas. Parce que c’était ce qu’il avait en tête en venant ici, de toute façon. « C’est fini... »  Il l’avait dit...Il l’avait enfin dit, dans un souffle plus court, presque murmuré avant de relever ses yeux vers elle. Il arrachait le pansement, il mettait la plaie à vif. Mais il ne pleurerait pas… Même si ses yeux brûlaient dangereusement, il ravala. Il ravala ses putains de larmes, pour essuyer celles de l'hybride, qu'il avait trop longtemps considéré comme sienne. « on a assez souffert… Tu as assez souffert comme ça… On y arrive pas de toute façon...  Mais je ne cesserai jamais de te désirer. »   Parce que c’était pas là, le soucis. Parce qu'il continuerait de l'aimer malgré tout. C’était pas l’attirance le problème, et c’était pas pour cette raison qu’il voulait la quitter. Il tenta un sourire, en vain, et l’attira finalement dans ses bras. Qu’elle soit ou non consentante, il s’en foutait. Il avait fait le pas. Il avait fait le premier… Il avait été adulte pendant deux minutes, il pouvait redevenir capricieux. Il refusait de la quitter sans au moins la tenir une dernière fois dans ses bras, à défaut des mots qui ne sortaient pas. « putain, Cao Lu, je …  »  Il, quoi ? Il l’aimait ? Il préféra se taire.


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Li Cao Lu

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Dim 17 Avr - 9:22

« N-non… » Elle préférait nier le fait qu’il la laisse mettre un terme à leur relation plutôt que de lui tenir tête. Ils ne formaient peut-être pas un couple parfait, ils n’avaient pas que des points communs, mais elle l’aimait énormément. Les petits travers n’étaient que les points sombres et aussi petits puissent-ils être, en les additionnant cela formait de grosses erreurs. Pourtant elle ne s’en était jamais plainte et n’en avait jamais réellement souffert, probablement qu’elle était trop habituée à voir les choses lui tomber dessus sans rien y changer. Elle avait ressenti toute la protection dont elle avait besoin, beaucoup trop même mais elle ne se sentait que mieux. Mais là ça empiétait sur leur vie personnelle au point d’en devenir étouffant. Elle savait qu’il ne pensait pas à mal, qu’il n’y pouvait rien. Elle ne lui en voulait pas. Elle ne lui en avait jamais voulu. Parce qu’elle l’aimait. Elle estimait que tout ce qui arrivait n’était pas la faute d’un seul, mais des deux. Au fond d’elle, elle recherchait la force de surmonter cette épreuve. Elle avait déjà vécu un rejet, seul, un second n’était certainement pas insurmontable. Il ne la rejetait même pas, la preuve, c’était qu’après des essaies à ne plus les compter, ils lâchaient tout simplement prise. Ils se laissaient tomber, dans le vide, seuls. Cao Lu n’était pas une personne de particulièrement chaleureuse, au contraire malgré ses sourires, et elle puisait dans cette froideur pour s’en sortir. Mais il faudrait qu’elle éprouve des sentiments négatifs à son égard pour ne pas en souffrir. Elle l’aimera toujours.

Elle n’était capable que de regarder leurs mains enlacées. Parce qu’elle ne voulait pas qu’il la voit pleurer, parce qu’elle ne supporterait pas de le regarder sans pleurer davantage. Parce qu’elle ne cesserait de se dire, que sous peu, il ne sera pas son homme. Elle ne pourrait plus l’enlacer comme avant, l’embrasser. Et Dieu sait ce qu’elle aime les bisous, à en réclamer tout le temps. Tout ça allait être fini. Elle n’allait plus être la seule femme de sa vie. Elle ne mettait jamais du temps à se remettre d’une séparation, quelques jours tout au plus. Elle ne sera que plus désagréable en revanche et menacerait de s’attaquer davantage à ses camarades, cependant. Mais Sunan, elle le voyait souvent. Elle se demandait comment elle parviendrait à s’en sortir. Elle avait besoin de penser à toutes ces choses-là, avant d’entendre lourdement les mots tomber. La sensation qu’un mur venait de tomber entre eux, même qu’un immense fosse venant de se créer devant eux se fit plus forte. Une impression de non retour, que c’était définitif et qu’elle ne pouvait plus regarder derrière les vestiges de leur relation pour les recoller avec tout l’amour qui était possible. Mais elle serra les dents et ravala ses larmes alors qu’en vérité elle n’avait juste envie que de crier, de pleurer et de crier, laisser s’extérioriser sa tristesse. « Non… » Elle regrettait, elle regrettait tellement de l’avoir fait venir. Si elle avait su elle n’aurait juste rien dit, elle aurait fait comme si de rien était. Elle avait juste envie de retrouver ce type qui plutôt lui avait emprunter ce foutu stylo et se venger sur lui parce que c’était cette événement qui avait marqué la limite de la relation.


« Mais j’ai encore envie de souffrir avec toi. » Elle en était prête, elle l’aimait beaucoup trop. Elle se sentait à présent vide, seule, alors que pourtant il était juste à côté d’elle. S’il n’était plus là, il lui restait quoi à présent ? Ses yeux pour pleurer, ça c’était certain. Elle se sentait esseulée de la même façon que lorsqu’elle a dû fuir sa meute. Pas de la même manière, évidemment, mais comme si elle n’avait plus rien. Parce qu’après ça, comment pourraient-ils passer du temps ensemble, du moins dans les débuts, sans retomber ? Elle ne pourra plus le regarder sans tout se remettre en mémoire, elle ne savait même pas si elle était capable de cesser de l’aimer. Mais le pire de tout, c’était qu’elle était faible. Elle se laissa aller contre Sunan, même plus, elle passa ses bras autour de son cou et enfui la tête au creux de celui-ci, le serrant comme s’il était la dernière chose qu’elle aimait sur cette terre et le plus, comme si elle allait le perdre. Parce que c’était le cas. Mais elle refusait toujours de le regarder. Parce que ça la rendrait encore bien plus faible. « … t’aime. Je t’aime. » répondit-elle pour finir sa phrase. Comme si une séparation pouvait supprimer les sentiments. Eux qui vivait dans ce foutu monde magique, il devait bien y avait une potion qui permettrait ça. Mais elle n’était pas sûre de ne vouloir se souvenir de ce que ça faisait de l’aimer. Mais putain ce qu’elle était faible, ses larmes redoublant davantage. « Je veux pas… Je ferais n’importe quoi mais par pitié ne me laisse pas. Je te promets que je ferais tout ce qui faudrait, mais ça, j’arriverais jamais à le supporter. Ne m’abandonne pas. » lui implora-t-elle.


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Po Ngam Sunan

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Dim 22 Mai - 21:47





sulu
« love hurts »

Il l'aimait. Il l'aimait comme un dingue, de toutes ses tripes, de ses pensées les plus sombres, de ses pulsions les plus violentes. Il l'aimait, au point qu'il voulait la posséder, qu'il détestait ces regards posés sur elle. Il l'aimait, et ça le déchirait tellement, que cela en devenait insupportable, de l'aimer... pour le prix d'un bonheur malsain. Pour ce prix, il était devenu un autre, il s'était perdu en chemin, déviant, se laissant dévorer par la peur. Parce qu'on ne l'avait pas prévenu, qu'il mettait son coeur en jeux. On ne lui avait jamais dit qu'il y avait un équilibre à respecter, que la douleur était égal aux sentiments qu'on nourrissait. On l'avait pas prévenu putain.

Il était devenu le pire des connards. Le mec jaloux, le mec possessif. Le mec collant à l'étouffer, le mec parano qui voulait un rapport de sa journée, le mec macho, qui ne voulait pas accepter ses torts. Le mec violent, qui s'emportait à chaque disputes. Avant de faire taire ses pensées en la gardant contre lui, en l'attirant dans ses bras sans douceur. En s'emparant de ses lèvres, en prenant possession de tout son corps, à défaut de pouvoir emprisonner son âme avec la sienne. Elle, elle était la femme parfaite. La femme docile et aimante, conciliante. La femme voulant toujours bien faire, prête à faire des concessions. Elle avait su l'apaiser, elle avait toujours su comment agir. Elle lui avait tout donné, et c'était peut-être sa seule faute. Le rendant plus avide, demandant à chaque fois un peu plus, jusqu'à ce que tout cela ne soit plus suffisant. Les calmants dans sa chambre ne lui feront qu'un dernier rappel, de ce qu'il venait de perdre. De sa femme. De leurs projets. De leur avenir. De ce qu'ils auraient pu être, si il n'avait pas tout détruit, si ses sentiments n'avaient pas été aussi fort et lui aussi faible, pour se laisser totalement absorber par eux. Non. Ils se heurtaient toujours au même problème. A cette envie de continuer, alors qu'ils savaient que ce n'était pas bon pour eux. Préférant dire merde à la vie, et continuer selon leurs règles. Préférant sombrer, alors qu'il n'était pas de nature humaine de se détruire ainsi. Ensemble, l'un n'arrêtait pas l'autre, et c'était le plus dangereux. Ils se tiraient mutuellement, liaient leurs mains, quand les doutes se faisaient sentir, pour les effacer rapidement. Mais aujourd'hui… aujourd'hui il avait sorti la tête de l'eau. Aujourd'hui il avait tellement dépassé les limites, qu'il se faisait peur à lui-même. Il ne se reconnaissait plus, il ne les reconnaissait plus. Quand pouvait-on dire qu'une relation était réellement terminée ? Quand on s'accrochait à un passé plus heureux que le présent. Il n'y avait plus rien à sauver, d'eux… Mais il pouvait la sauver elle.   « tais-toi … » Lui aussi. Ce serait nier, que de dire qu'il ne voulait pas encore continuer à souffrir avec elle. Elle disait ce qu'il voulait entendre, ce qui aurait suffi à le faire céder. Il avait repoussé ce moment depuis tellement longtemps, qu'à présent il ne pouvait pas reculer. Il ne reviendrait pas sur ses mots, alors que pour une fois dans sa vie, il avait eu le courage. Il préféra la prendre dans ses bras, l'attirer sur lui en la sentant consentir. Pour la serrer contre lui, pour sentir une dernière fois sa présence, son corps blotti et plus frêle. Sa main remonta contre sa nuque, y laissant courir ses doigts dans une caresse plus douce… Plus douce que ses mots, et il enfouit son nez dans sa chevelure, fermant les yeux quelques secondes. Il aurait voulu lui répondre qu'il l'aimait. Qu'il l'aimait lui aussi, mais son coeur se serra à cette simple pensée, de murmurer ses mots contre son oreille. Et pourtant c'était tellement vrai, ses sentiments n'avaient jamais été si fort, et son coeur si douloureux. Honnêtement, il ne savait pas comment faire pour la consoler. Il était complètement perdu, sûr qu'il prenait la bonne décision, et pourtant, ses larmes contre son cou le faisait souffrir, lui soufflait de taire sa peine en lui accordant ce qu'elle désirait. Qu'est-ce qu'il pouvait dire, qu'il ne l'abandonnerait pas ? Il mentirait. Il savait que c'était l'abandonner. « … je te laisserai le temps. Je prendrais mes distances avec la meute, je ferai ce que tu voudras, pour que t'ailles mieux. M'en veux pas s'il te plait… Je suis désolé. Je suis désolé d'avoir autant merdé. Je suis désolé qu'on en arrive là, que rompre avec toi devienne notre seule solution. Je veux que tu sois heureuse, mais je sais que tu le seras pas avec moi... » Il l'obligea presque à se décoller, se délogeant et venant poser ses paumes contre ses joues, pour amener son visage face au sien. Il n'avait même pas la force de lui sourire. « tu vas rencontrer quelqu'un de bien, un gars sympa, qui ne te fera pas de mal… » Ca le tuait. Ca le tuait de l'imaginer aux bras d'un autre, si elle savait. Il aimerait se tordre le cou, se gifler. Se traiter d'imbécile, de connard. C'est ce qu'il était, qu'un connard, impuissant face à ses larmes. Impuissant face à lui même. De ses pouces, il essuya ses joues humides, sans succès. « Arrête de pleurer Caolu, tu crois que ça me plaît ? » Il soupira. Peut-être que s'il avait été un connard jusqu'au bout, ça aurait été plus facile pour eux. Elle l'aurait détesté, elle aurait oublié ses sentiments. Mais même ça il pouvait pas lui offrir putain ! Il se mordit l'intérieur de la joue, ses doigts se crispant légèrement. Il savait pas comment mettre fin à tout ça… Comment la quitter sans que ça ne les fasse souffrir tous les deux. Sans qu'une autre partie de lui ne cesse de le tirailler et le pousser à l'opposé. Et ses larmes n'arrangeaient rien, il n'aurait même pas du lui en vouloir pour ça… Pour pleurer la dernière partie qu'il venait de briser. Il cassait le lien. Il rapprocha son visage d'un coup, s'emparant de ses lèvres et il l'embrassa. Il n'y avait aucune douceur dans son geste, juste la frustration. La peine. La traduction d'une douleur qu'il ne gérait pas.  Ses gestes dépassaient sa raison, frustré d'avoir endossé le rôle du bon gars, qu'il n'était pas.


    I'M BIGGER THAN THESE BONES ◇ Fate is like a small sandstorm that keeps changing directions. You change direction but the sandstorm chases you. Over and over. Why? Because this storm isn't something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. endlesslove

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